Test

[Prise en main] Huawei Watch GT 2e : une très légère bouffée d’oxygène et de sport

La Huawei Watch GT 2e succède à l’édition standard, Watch GT 2, et  la Magic Watch 2, sa version moins chère estampillée Honor. Sa promesse ? Insuffler plus d’options de monitoring pour les accros au sport !

Crédits : Le Journal du Geek.

Huawei n’hésite jamais à décliner ce qui marche en autant de modèles possibles et inimaginables. Du côté des montres connectés par exemple, le constructeur chinois a d’abord lancé la commercialisation de la Huawei Watch GT 2 avant de la décliner dans une version moins coûteuse et très légèrement différente avec la Honor Magic Watch 2. Aujourd’hui, c’est la même montre que nous reprenons en main sous le nom de Huawei Watch GT 2e. Celle-ci veut  mettre l’accent sur le sport en promettant de proposer 85 modes de suivi d’entraînement différents supplémentaires. C’est ce sur quoi nous nous sommes concentrés dans cette prise en main. Pour en savoir plus sur le fonctionnement plus global de cette nouvelle “smartwatch“, nous vous invitons à vous tourner vers notre test complet de la Watch GT 2.

La Huawei Watch GT 2e au meilleur prix

Design & Ergonomie

Les similitudes entre cette montre et la Huawei Watch GT 2 d’origine sont moins nombreuses qu’elles ne l’étaient entre cette dernière et la Honor Magic Watch 2. La version moins chère estampillée de la sous-marque de la firme de Shenzhen ne présentait que très peu de différences avec sa grande sœur. Comme nous le remarquions dans notre précédent test, les inscriptions du cadran de la Honor Magic Watch 2 ne correspondait, par exemple, pas à des heures mais à des valeurs de tachymétrie (la mesure du déplacement d’un objet en mouvement). En revanche, les deux montres ne possédaient aucune autre réelle différence de taille, au niveau de leur design. Avec la Watch GT 2e, Huawei a voulu complètement revoir sa copie pour en offrir une plus adaptée aux sportifs.

Pour commencer, la montre se pare d’un boîtier d’un noir profond (ou métallique brillant pour certains modèles disponibles) dont l’écran AMOLED de 1,39 pouces est joliment incurvé. Il donne d’ailleurs sur un cadran cette fois-ci divisé en dizaines de minutes. Là aussi, contrairement à la Watch GT 2, il est impossible d’adapter l’une de ses photos ou images en un cadran virtuel. L’utilisateur est forcé de choisir parmi la galerie d’écrans déjà proposés dans l’application mobile liée (plus d’infos plus bas). A noter que le boîtier semble étrangement bien plus lourd que ceux des deux autres montres de la firme. Serait-ce le poids de tout ce sport qui nous attend ?

On retrouve ensuite, là encore, les deux boutons sur le versant droit du boîtier. Ils ont conservé les mêmes fonctions : celui du haut permet de switcher entre les écrans d’accueil et la liste des fonctionnalités de base tandis que celui du bas donne un accès rapide à l’ensemble des options de suivi d’activités physiques et sportives. Leur forme diffère cependant des boutons ronds et métalliques de la Huawei Watch GT2 et de la Honor Magic Watch 2. Plus plats et légèrement moins imposants, ils sont aussi plus difficiles à presser. De plus, le système d’allumage de l’écran par mouvement du poignet (géré par le Lite OS de Huawei) est encore moins réactif que celui de la Magic Watch 2, qui était déjà plus faiblard que l’équivalent Huawei d’origine.

Le bracelet, quant à lui, est par défaut en plastique épais mais souple. S’il est probablement idéal pour les sorties en mer, il ne permet pas de positionner la montre à plat sur son meuble de chevet ou de bureau comme les deux autres montres précédemment citées. On salue néanmoins l’idée des dizaines de trous percés dans le bracelet afin de laisser respirer la peau de notre avant-bras, souvent sujette à des irritations par l’action du frottement et de la transpiration en pleine séance sportive. Les athlètes atteints de trypophobie apprécieront cependant peut-être moins.

Les différences fonctionnelles avec la Watch GT 2

Comme esquissé plus haut, la montre Huawei Watch GT 2e se dote de l’intégralité des fonctions et services de monitoring biométrique que proposaient la Watch GT 2 puis la Honor Magic Watch 2. Comme elles, elle se synchronise parfaitement avec l’application mobile Huawei Health (pour laquelle il est nécessaire d’avoir installé la suite Huawei Mobile Services et de posséder un compte Huawei ID). La Watch GT 2e permet donc elle aussi de suivre le déroulement de son sommeil via la technologie TruSleep ou d’avoir une estimation de son stress au fil de la journée grâce à TruRelax. A l’instar des autres “smartwatches” sur le marché, la Huawei Watch GT 2e contrôle aussi le rythme cardiaque et se dote de nombreuses autres fonctionnalités comme la réception de notifications ou d’appels téléphoniques. Surtout, elle suit la voie des autres montres Huawei et Honor de sa génération à travers son volet sportif gonflé à bloc.

La Huawei Watch GT 2e reprend les 15 modes de suivi d’entraînement sportif (dont ceux jouant sur la mesure GPS) et en ajoute 85 autres en options. Néanmoins, pour y accéder, il faut d’abord passer par une mise à jour facultative qui prend 25 bonnes minutes pour installer les 85 pratiques sportives reconnues par la GT 2e. Une fois installées, celles-ci sont disponibles grâce à un onglet “Ajouter” apparaissant au bas de la liste des modes d’entraînement classiques. La nouvelle liste est véritablement gargantuesque et couvre des pratiques sportives très variées : de sports extrêmes comme le saut à l’élastique ou le BMX à des sports d’hiver et aquatiques en passant par des activités dites “funs” comme le cerf-volant ou la balançoire. On en a essayé deux : les fléchettes et la “force”, autrement dit l’haltérophilie très (très) amateur. On avoue très sincèrement ne pas vraiment voir la différence en termes de suivi ou du moins la spécificité des mesures prises entre deux pratiques radicalement opposées. En somme, les pratiques reconnues ont beau être plus nombreuses, le suivi reste le même : rythme cardiaque, estimation des calories brûlées, etc.

L‘autonomie de deux semaines estimée par Huawei (là aussi, identique à celles des deux autres montres citées) semble cependant en prendre un coup quand l’utilisateur multiplie les activités sportives. En 48 heures pleines par exemple, le taux d’autonomie s’est réduit de 23%. Avec la Watch GT 2e, on risque donc de perdre au change en matière d’autonomie, par rapport à ce que l’on pouvait constater chez la Watch GT 2 ou même la Magic Watch 2.

L’autre bonus inédit de la Watch GT 2e est l’apparition d’une mesure du taux de saturation d’oxygène, utile pour un bon nombre de sportifs. Elle se décline dans le volet des options basiques, sous deux formes. L’une se nomme SpO2, pour “saturation pulsée en dioxygène”. Cette technique utilise l’un des capteurs lumineux du boîtier pour étudier le nombre de globules rouges présents dans les capillaires sanguins de l’avant-bras du porteur. L’estimation se fait en temps réel. A noter qu’il ne faut absolument pas bouger son poignet ou son bras sous peine de devoir reprendre la mesure préalable de départ. Par ailleurs, la montre connectée se pare d’une fonction “Exercices de respiration” qui invite à évaluer sa capacité à effectuer de longues et amples inspirations et expirations.

Où l’acheter ?

Galerie du test de la Huawei Watch GT 2e

 

Notre avis

La Honor Magic Watch 2 semblait, par certains égards, incarner une version moins chère mais améliorée de la Huawei Watch GT 2. On ne peut pas dire la même chose pour la Huawei Watch GT 2e. Si elle conserve effectivement ce qui marchait parfaitement bien avec la montre d'origine, la plus-value sportive promise n'a rien de vraiment remarquable. Les 85 options de suivi d'entraînement sportif ne semblent avoir de différents que leurs noms. Malgré un manque de réactivité notable, elle reste toutefois une "smartwatch" très efficace pour son prix.

8 / 10
Les plus
Les moins
  • Le même ensemble technologique parfaitement fonctionnel ...
  • ... pour encore moins cher !
  • Un bracelet percé de bonnes idées
  • La mesure de la SpO2, le seul vrai bonus ?
  • Un boîter moins réactif et moins agréable à porter et utiliser
  • Beaucoup plus de modes sportifs sans vraie plus-value
  • Une autonomie légèrement moins satisfaisante