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[Test] Ryse : Son of Rome. À gore et à cris ! [Xbox One]

Notre avis
6 / 10

Par François le

Annoncé comme un des jeux majeurs du line-up de lancement de la Xbox One, le Ryse de Crytek, studio connu pour ses moteurs graphiques « maison », doit rendre aujourd’hui ses comptes. Et ils ne sont pas bons.


Certes,  il ne doit pas être si facile de se savoir LA killer-app du line-up de la Xbox One, mais on ne va pas trop le plaindre quand même. Avec Ryse, Crytek propose sa vision de l’histoire de Rome, pendant le règne de Néron. Si le studio allemand a voulu créer une atmosphère « réaliste », le scénario tient néanmoins sur une tablette d’argile. Le héros, Marius Titus, est un légionnaire de base qui a vu sa famille massacrée par des barbares, évènement duquel découleront environ 7 heures de vengeance (en difficulté « Centurion », le max avant le déblocage du mode « Légendaire »). Cette dernière se déroulera au travers de 8 chapitres, qui vous emmèneront de Rome aux contrées barbares de Britannia. Malgré cette relative simplicité d’écriture, on prend plaisir à voyager avec Marius, l’histoire étant ponctuée de rebondissements certes classiques, mais bien amenés.

Ryse a clairement été conçu pour être une claque visuelle. C’en est une, merci à la nouvelle version du CryEngine. Le champ de vision est large et rempli d’une foule de détails. Les décors sont classieux, mais la plus-value next-gen est surtout patent dans les personnages. Les visages des légionnaires et des barbares sont très crédibles, et leurs mouvements sont souples et cohérents lors des combats… et de leurs décès brutaux… Ryse est à ce propos très gore, le sang coule à foison, et les petits ralentis lors des exécutions sont savoureux. Seulement, cette fidélité visuelle a son revers. Tout cela est peut-être beau, mais les modèles de barbares sont un peu trop souvent les mêmes.


Cette sensation de répétition se ressent aussi dans le gameplay. Comprenez-moi bien, on est face à un Beat them all hyper classique, où le timing est excessivement important. Le jeu n’est pas si facile mais une fois que vous aurez « lu » les mouvements de tous les types d’ennemis, vous devriez vous en sortir sans trop de mal. En revanche, le cas des exécutions, qui a fait couler déjà beaucoup d’encre virtuelle reste assez surprenant. Il est impossible de rater une exécution ! Vous pouvez la déclencher et la regarder se terminer sans rien faire du tout. Sauf que, le cas échéant, vous ne gagnerez que très peu d’expérience et surtout, vous sortirez du « rythme ». À vrai dire, on aurait apprécié que le jeu soit plus regardant. Il aurait fallu qu’au lieu d’être une récompense pour la bonne gestion du combat, ce soit le climax de ce même combat.

Il est aussi dommageable que les « combos » d’exécutions soient juste aléatoires et ne dépendent pas de votre choix de positionnement. L’expérience que vous gagnez servira à débloquer de nouvelles exécutions, mais aussi à augmenter vos barres de vie et de « Rage ». Cette dernière vous permet de ralentir les ennemis se trouvant autour de vous, ce qui peut aider, surtout en mode difficulté « Légendaire ». Malheureusement encore, ce n’est pas la variété des situations qui va nous étouffer : à certains moments, on vous donnera bien l’occasion de prendre en main une cohorte et de la diriger – vous pourrez alors utiliser les pilums et les boucliers de votre cohorte afin de passer des barrières d’ennemis – mais rien qui soit bien exaltant….


Histoire de rallonger la durée de vie globale du titre, rien ne vaut un mode multijoueur (ou peut-être pas). Dans celui de Ryse, on retrouve la totalité des mécaniques de jeux mais dans un environnement clos. Pas de mode PvP, ici il n’est possible de jouer qu’en solo ou en co-op. En co-op, il s’agit de massacrer de concert les barbares, et de survivre à des vagues d’ennemis. Le but est de « nettoyer » l’arène, en respectant un ou deux objectifs secondaires (détruire les abris des barbares, tuer des archers, etc.). C’est assez jouissif au départ, et les décors variés font honneur à la splendeur de Rome.  Mais on regrette une fois de plus que les armes et autres armures ne modifient pas assez les statistiques de notre gladiateur pour en justifier l’existence. Pire, les achats (en or gagné dans l’arène ou en vrai argent) se font par pack, et leur contenu (aléatoire) n’est que très rarement au niveau de nos espérances…

Crytek est sorti de sa zone de confort, l’ambition était noble. Mais Ryse n’a tout simplement pas les épaules pour tenir le rang de killer-app. Le titre n’est pas foncièrement mauvais, et il rend justice aux capacités graphiques de la console mais on attendait mieux. Plus varié, plus ambitieux, plus étonnant, plus malin.

Annoncé comme un des jeux majeurs du line-up de lancement de la Xbox One, le Ryse de Crytek, studio connu pour ses moteurs graphiques « maison », doit rendre aujourd’hui ses comptes. Et ils ne sont pas bons.


Certes,  il ne doit pas être si facile de se savoir LA killer-app du line-up de la Xbox One, mais on ne va pas trop le plaindre quand même. Avec Ryse, Crytek propose sa vision de l’histoire de Rome, pendant le règne de Néron. Si le studio allemand a voulu créer une atmosphère « réaliste », le scénario tient néanmoins sur une tablette d’argile. Le héros, Marius Titus, est un légionnaire de base qui a vu sa famille massacrée par des barbares, évènement duquel découleront environ 7 heures de vengeance (en difficulté « Centurion », le max avant le déblocage du mode « Légendaire »). Cette dernière se déroulera au travers de 8 chapitres, qui vous emmèneront de Rome aux contrées barbares de Britannia. Malgré cette relative simplicité d’écriture, on prend plaisir à voyager avec Marius, l’histoire étant ponctuée de rebondissements certes classiques, mais bien amenés.

Ryse a clairement été conçu pour être une claque visuelle. C’en est une, merci à la nouvelle version du CryEngine. Le champ de vision est large et rempli d’une foule de détails. Les décors sont classieux, mais la plus-value next-gen est surtout patent dans les personnages. Les visages des légionnaires et des barbares sont très crédibles, et leurs mouvements sont souples et cohérents lors des combats… et de leurs décès brutaux… Ryse est à ce propos très gore, le sang coule à foison, et les petits ralentis lors des exécutions sont savoureux. Seulement, cette fidélité visuelle a son revers. Tout cela est peut-être beau, mais les modèles de barbares sont un peu trop souvent les mêmes.


Cette sensation de répétition se ressent aussi dans le gameplay. Comprenez-moi bien, on est face à un Beat them all hyper classique, où le timing est excessivement important. Le jeu n’est pas si facile mais une fois que vous aurez « lu » les mouvements de tous les types d’ennemis, vous devriez vous en sortir sans trop de mal. En revanche, le cas des exécutions, qui a fait couler déjà beaucoup d’encre virtuelle reste assez surprenant. Il est impossible de rater une exécution ! Vous pouvez la déclencher et la regarder se terminer sans rien faire du tout. Sauf que, le cas échéant, vous ne gagnerez que très peu d’expérience et surtout, vous sortirez du « rythme ». À vrai dire, on aurait apprécié que le jeu soit plus regardant. Il aurait fallu qu’au lieu d’être une récompense pour la bonne gestion du combat, ce soit le climax de ce même combat.

Il est aussi dommageable que les « combos » d’exécutions soient juste aléatoires et ne dépendent pas de votre choix de positionnement. L’expérience que vous gagnez servira à débloquer de nouvelles exécutions, mais aussi à augmenter vos barres de vie et de « Rage ». Cette dernière vous permet de ralentir les ennemis se trouvant autour de vous, ce qui peut aider, surtout en mode difficulté « Légendaire ». Malheureusement encore, ce n’est pas la variété des situations qui va nous étouffer : à certains moments, on vous donnera bien l’occasion de prendre en main une cohorte et de la diriger – vous pourrez alors utiliser les pilums et les boucliers de votre cohorte afin de passer des barrières d’ennemis – mais rien qui soit bien exaltant….


Histoire de rallonger la durée de vie globale du titre, rien ne vaut un mode multijoueur (ou peut-être pas). Dans celui de Ryse, on retrouve la totalité des mécaniques de jeux mais dans un environnement clos. Pas de mode PvP, ici il n’est possible de jouer qu’en solo ou en co-op. En co-op, il s’agit de massacrer de concert les barbares, et de survivre à des vagues d’ennemis. Le but est de « nettoyer » l’arène, en respectant un ou deux objectifs secondaires (détruire les abris des barbares, tuer des archers, etc.). C’est assez jouissif au départ, et les décors variés font honneur à la splendeur de Rome.  Mais on regrette une fois de plus que les armes et autres armures ne modifient pas assez les statistiques de notre gladiateur pour en justifier l’existence. Pire, les achats (en or gagné dans l’arène ou en vrai argent) se font par pack, et leur contenu (aléatoire) n’est que très rarement au niveau de nos espérances…

Crytek est sorti de sa zone de confort, l’ambition était noble. Mais Ryse n’a tout simplement pas les épaules pour tenir le rang de killer-app. Le titre n’est pas foncièrement mauvais, et il rend justice aux capacités graphiques de la console mais on attendait mieux. Plus varié, plus ambitieux, plus étonnant, plus malin.

Notre avis

Laborieux

6 / 10