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Test de la Kindle Colorsoft : enfin la couleur !

Kindle Colorsoft ou Colorsoft Signature Edition ? On fait le point sur les nouvelles liseuses couleur d’Amazon.

Après des années d’attente, Amazon profitait de la fin 2024 pour enrichir sa gamme de liseuse, et passer à la couleur. Après la Kobo Clara Color et la Boox, la Kindle Colorsoft Signature Edition venait compléter un marché encore balbutiant, mais résolument prometteur : celui d’une nouvelle ère pour les liseuses, jusqu’alors cantonnée au noir et blanc. Cet été, la marque américaine récidive, avec un modèle plus abordable, à la fiche technique à peine inférieure. C’est le moment de faire le point.

Kindle (1)
© JDG

Fiche technique comparée

Kindle Colorsoft Signature EditionKindle Colorsoft
Écran Écran 7" E-Ink Kaleido 3Écran 7" E-Ink Kaleido 3
Résolution- 300 ppi NB
- 150 ppi Couleur
- 4000 couleurs affichées
- 300 ppi NB
- 150 ppi Couleur
- 4000 couleurs affichées
Mémoire interne32 Go16 Go
Dimensions127,6 x 176,7 x 7,8mm127,6 x 176,7 x 7,8mm
Poids219 grammes215 grammes
Charge- Charge USB-C
- Charge sans fil Qi
- Jusqu'à 8 semaines d'autonomie
- Charge USB-C
- Jusqu'à 8 semaines d'autonomie
Waterproof Oui, IPX8Oui, IPX8
Formats pris en chargeAZW, EPUB, PDF, MOBI, DOCX, JPEG…AZW, EPUB, PDF, MOBI, DOCX, JPEG…
Prix299,99€269,99€

Très peu de différences

La Colorsoft classique reprend l’essentiel de la Signature Edition, qui elle-même empruntait beaucoup à la Paperwhite 2024. Les deux liseuses embarquent le même écran couleur 7″ E-Ink Kaleido 3, et force est de constater que les différences sont moindres. Avec un prix légèrement plus élevé, le modèle sorti en 2024 ajoute la recharge sans-fil, un stockage plus généreux de 32 Go, et… c’est tout.

Pas de différences niveau design, les deux Kindle Colorsoft arborent un design soigné, épuré, et des finitions très agréables. Le format 7 pouces est à mi-chemin entre la compacité du modèle classique de 6 pouces, et le grand format 10,2 pouces de la Kindle Scribe. Les bordures sont épaisses, avec un taux d’occupation de la dalle sous les 67,5 %, là où certains concurrents avoisinent les 74%, mais il faut bien admettre que cela ne gâche en rien l’utilisation.

Kindle (8)
© JDG

Les Kindle Colorsoft et Colorsoft Signature Edition sont tellement similaires, qu’il devient difficile de les différencier lorsqu’elles sont placées l’une à côté de l’autre. On apprécie toutefois la qualité de leur prise en main, avec un plastique au revêtement velouté, et une prise en main confortable, même après de longues sessions de lecture.

Une dalle efficace, et contrastée

L’écran E-Ink Kaleido 3 des Kindle Colorsoft a de nombreux atouts dans la manche. En premier lieu, il séduit par sa luminosité (136cd/m²), l’une des (si ce n’est la) meilleures du segment. Malgré une réfléctance qui reste assez classique, la promesse de la couleur est tenue, avec 4000 nuances affichables, et un rendu doux et naturel, parfois légèrement pastel. Si la comparaison est flagrante en comparaison avec un écran classique, les couleurs ont l’avantage d’être traitées uniformément. À la lecture, et sans comparaison directe, l’œil s’habitue vite.

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© JDG – La Kindle Colorsoft Signature Edition propose une luminosité automatique

D’autant plus que le contraste de 19:1 est exceptionnel pour une liseuse couleur, avec des noirs profonds et des blancs bien lumineux. L’OLED reste évidemment hors de portée sur ce point, mais l’encre électronique couleur gagne enfin en punch.

Interface Amazon

L’interface des Kindle Colorsoft à la lettre reprend celle des Kindle Paperwhite : lisible, fluide, personnalisable, avec un accès instantané à la bibliothèque et à la boutique officielle Amazon. Les habitués ne seront pas déçus, les novices y trouveront rapidement leur compte. Tout est simple et intuitif, avec la possibilité de configurer la liseuse en quelques secondes depuis son smartphone lorsque l’application Kindle y est installée.

Kindle (7)
© JDG

Côté paramétrage, toutes les fonctions classiques sont là : choix des polices, tailles, marges, orientation… Les Colorsoft ajoutent la possibilité de surligner dans quatre couleurs : orange, jaune, bleu ou rose. Pratique pour les lecteurs studieux. C’est sans doute l’un des plus gros avantages du modèle, avec la présentation en mosaïque, qui profite largement des jaquettes en couleurs, et offre une expérience utilisateur bien meilleure.

La qualité de l’écran Kaleido 3 et son optimisation logicielle ne sont plus à prouver. La réactivité générale est bluffante pour de l’encre électronique, sans toutefois égaler celle de la Kindle Paperwhite 2024, sacré modèle le plus rapide de la marque depuis son lancement. Sur les romans et le texte en général, aucune latence désagréable à l’horizon. Dommage, le zoom sur les pages de bandes dessinées et de magazines couleur reste poussif : comptez une à deux secondes (voire plus en couleur). Les mangas se prêtent mieux à l’exercice, mais perdent l’avantage de la couleur, car ils sont majoritairement en noir et blanc. Après plusieurs semaines de test, force est de constater que si la couleur apporte un confort visuel notable, le format sept pouces est trop limité pour apprécier un roman graphique sans avoir à plisser les yeux. Il faudra plutôt se tourner vers des modèles grand format pour feuilleter vos BD sur liseuse, par exemple la Boox Note Air 3C.

Le problème de l’écosystème Amazon ?

On a longtemps reproché à l’écosystème Amazon d’être trop fermé, interdisant (ou du moins compliquant fortement) l’intégration de fichiers n’étant pas directement issus de la plateforme américaine. Face à une concurrence plus souple, l’entreprise a revu sa copie : il est aujourd’hui beaucoup plus simple de transférer un fichier vers sa Kindle, que ce soit par mail, ou directement depuis le site.

Reste que le principal problème des Kindle persiste dans leur catalogue d’application. Les livres que vous achetez depuis la boutique officielle ne vous appartiennent pas vraiment. Il n’est pas possible de les télécharger si vous souhaitez changer d’écosystème, et vous restez dépendant de leur disponibilité sur le catalogue Amazon.

Fonctionnalités et autonomie

Les fonctionnalités des deux Kindle Colorsoft jouent des coudes. Ainsi, on se concentrera surtout sur leurs différences, qui se comptent sur les doigts de la main. La Signature Edition profite de la charge sans-fil en plus de sa prise USB-C, éliminant presque totalement la contrainte du câble. L’étanchéité IPx8 est au rendez-vous, mais on regrette toujours l’impossibilité d’installer Audible (la plateforme de lecture audio d’Amazon) sur les machines reliées à un compte français, alors même que certains pays y ont d’ores et déjà droit.

Kindle (3)
© JDG

Côté stockage, la Signature Edition profite de 32 Go de mémoire, contre 16 Go pour la Colorsoft classique. De quoi faire pencher la balance en faveur du modèle le plus haut de gamme ? Pas forcément. Certes, les 32 Go permettent d’accueillir davantage de fichiers. Sauf qu’il est ici questions de dizaines de milliers de références. Concrètement, le modèle 16 Go pourra sauvegarder environ 12 000 livres, tandis que le 32 Go aura droit au double. Dans la réalité, il est quasiment impossible que vous atteignez un jour les limites de stockage de l’appareil, même dans sa configuration la plus modeste.

Côté autonomie enfin, les Kindle Colorsoft ne déçoivent pas. L’autonomie de huit semaines annoncée se vérifie facilement pour un utilisateur moyen (30 minutes de lecture quotidienne), et tient facilement un mois pour les rats de bibliothèques qui passeraient des heures le nez collé à leur lecture.

Kindle (6)
© JDG

Prix et disponibilité

Si la nouvelle Colorsoft s’affiche à un prix compétitif, elle reste environ 100€ plus chère qu’une Paperwhite Signature Edition, qui hormis le noir et blanc, profite de la même fiche technique. Le surcoût du passage à la couleur se justifie-t-il ? C’est une affaire de goûts, et de moyens. Ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas indispensable pour profiter de sa lecture. Dans le cas où la couleur vous semble indispensable, optez plutôt pour l’édition classique. Ses 16 Go sont largement suffisants pour les lecteurs même les plus gourmands, et elle profite d’un tarif plus avantageux.

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Notre avis

La Kindle Colorsoft (et sa Signature Edition) s’imposent comme les liseuses couleurs les plus confortables à l’heure actuelle : la luminosité, le contraste, la robustesse de l’interface font oublier les faiblesses encore inhérentes à la technologie. L’expérience utilisateur ravira tous les lecteurs qui souhaitent profiter des couvertures couleur, du surlignement, de la personnalisation, et de l’écosystème Kindle, sans pour autant sacrifier l’autonomie ou l’étanchéité. Reste à accepter la hausse tarifaire pour ce luxe  pour la couleur… ou s’en tenir à la Paperwhite si vos lectures peuvent se contenter du noir et blanc.
Note : 8  /  10

Les plus

  • La couleur est un plus très appréciable...
  • Interface Amazon toujours aussi efficace
  • Possibilité d'ajouter des documents personnels

Les moins

  • ... mais à l'intérêt finalement limité
  • Écran trop petit pour des BD

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