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[Test] Downwell – Vous allez tomber bien bas

Notre avis
8 / 10

Par Kocobe le

Il existe des jeux qui vous demandent de toujours aller plus bas. Et ils sont plutôt nombreux. Diablo, déjà, vous demande de vous enfoncer de plus en plus profondément dans une crypte pour tuer un démon. Spelunky verra son petit explorateur aller au fin fond d’une mine pour trouver un trésor. Downwell, lui, vous demandera de descendre à toute vitesse au fond d’un puits. Et sans toucher le sol, si possible.

Vous contrôlez ainsi un petit bonhomme, haut d’une dizaine de pixel, dans ce qui semble être un plateformer en 2D dont les niveaux sont générés aléatoirement. La mort étant permanente considérez que, oui, vous êtes encore une fois, dans un rogue like. Vous pouvez bien entendu sauter et vous diriger à droite et à gauche, mais vous passerez le plus clair de votre temps à choir. L’air control est bien entendu souple, mais il l’est d’autant plus que vous avez vos flingues fermement attachés aux pieds.

C’est en général à ce moment-là que vous vous posez deux questions. La première étant « pourquoi cet abruti de personnage ne porte pas ses armes de poings, aux poings, comme tout le monde ? » et la seconde étant « comment diable des pétoires aux gambettes vont l’aider à mieux se déplacer dans les airs ? » Les réponses sont très simples. Primo, vous tombez TRÈS vite et tirer permet de ralentir immédiatement votre chute, voire vous donne une petite impulsion vers le haut. Secundo, la plupart des ennemis seront en dessous de vous et il vaudra donc mieux tirer vers le bas.

Downwell mélange ainsi l’aspect attaque avec l’aspect déplacement et donnera une importance toute particulière à la gestion de son chargeur, qui ne refait le plein que lorsque vous posez le pied sur le plancher des vaches ou si vous rebondissez sur un ennemi.

Il est ainsi possible de tuer les monstres que vous croiserez de deux manières : en leur tirant dessus ou en leur sautant dessus. Mais attention ! Car il y a un code couleur à respecter. En effet, les ennemis blancs, s’ils résistent bien aux balles, sont faits pour être piétinés. Ils trépasseront alors du premier coup et il sera bien peu efficace de vider vos chargeurs pour obtenir leur élimination. Les ennemis rouges quant à eux, vous infligeront des dégâts si vous avez le malheur d’atterrir sur eux. Ils sont cependant extrêmement sensibles aux balles.

Sur les côtés, des petites cavernes vous accorderont quelques haltes bienvenues dans votre rocambolesque descente. Certaines seront des boutiques où vous pourrez acheter des points de vie ou des améliorations de chargeurs, ce qui vous permettra d’augmenter petit à petit le nombre maximum de balles que vous pouvez utiliser avant de recharger. La monnaie du jeu est la gemme et elle se trouve dans les blocs que vous détruisez, ou sur les ennemis que vous abattez. Mais vous pouvez également les trouver dans des cavernes bonus, qui en contiennent une bonne quantité.

Enfin, vous pourrez également trouver des cavernes vous proposant de changer d’arme. Laser, fusil à pompe, mitraillette, le fait de changer d’arme vous octroie en plus un bonus : restauration de points de vie ou augmentation de la taille du chargeur. Ainsi, même si vous êtes très attachés à un certain type d’arme, le système de jeu vous invitera à en changer régulièrement. Une très bonne idée pour inciter les joueurs frileux à varier leur style de jeu.

Arrivé en bas du niveau, le joueur passera un portique pour arriver au suivant. Le jeu vous offrira alors une upgrade parmi trois proposés. Du jet pack de secours (en cas de pénurie de balles) à la carte de réduction de 10 % en magasin, construire les bonnes combinaisons d’objets sera la clef pour arriver au bout des 4 mondes de 3 niveaux chacun. Chaque monde propose une faune et un environnement propre. Et vous allez voir, vous allez ADORER avoir à gérer une jauge d’oxygène quand vous serez dans la partie immergée du puits. De plus, sachez qu’à l’issue de ces 12 niveaux déjà difficiles, c’est un boss final retors qui vous attend.