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Test du Xiaomi Redmi Note 10 5G

Smartphone

Par Redac JDGe le

Après un excellent 10 et 10 Pro, voici que la cuvée 2021 Redmi Note s’étoffe d’une version 5G. Pour proposer cette connectivité réseau à un prix toujours aussi doux, Xiaomi a dû faire quelques concessions techniques par rapport au reste de la fratrie. Est-ce le bon choix ? Réponse dans ce test.

© JDG

En proposant un modèle 5G à un prix de lancement de 229€, Xiaomi entre dans un irrésistible jeu de chaise musicale. Une valse à mille temps qui doit définir un grand gagnant, à savoir quel constructeur saura cette année proposer le smartphone 5G le plus performant au moindre prix. Le Realme 8 5G tourbillonne déjà depuis quelques semaines pour monter sur le trône, tandis que le Samsung Galaxy A22 (229€) vient tout juste d’entrer sur la piste. D’autant que ce modèle 5G ne partage pas du tout la même fiche technique que les occurrences 4G et Pro de la famille Redmi Note 10. Ce qui parait somme toute logique, Xiaomi s’adressant à chaque fois à un public différent. Alors cette fois, qui le constructeur veut-il faire entrer dans la danse ?

Design, Écran et Audio

Clairement, le design n’est pas l’élément le plus différenciant de cette famille Note 10. La version 5G reprend, à quelques broutilles près, les courbes, sobres mais élégantes, du modèle 4G. Pour les dimensions, on passe de 160,5 x 74,5 x 8,3 mm à 161,8 x 75,3 x 8,9 mm, l’écran grandit d’un poil, de 6,43 à 6,5 pouces, ce qui a pour effet de le rendre plus lourd, 190 g contre 178 g. Très honnêtement, à l’usage la différence est minime, ce modèle 5G est agréable en main et reste facile à manier en toutes circonstances. Les lignes du mobile sont élégantes, notamment l’aspect aplati des bordures inférieures et supérieures.

Pour le dos, Xiaomi a dû faire le choix de l’économie, point de verre ou d’aluminium ici, mais plutôt un revêtement en polycarbonate qui fait sobrement le travail. Agréable au toucher sans que la sensation soit pour autant transcendante, solide sans qu’on lui confie pour autant un crash-test et (pas trop) salissant. On insiste tout de même sur le « pas trop », ce qui se comprendra par : « n’oubliez pas pour autant de lui mettre coque ». Ne proposant pas d’objectif ultra grand-angle, le bloc photo se fait de son côté naturellement plus discret, ce qui n’est pas plus mal pour une fois, tandis que sa protubérance retenue empêchera le téléphone de se transformer en culbuto lorsqu’il est posé sur une table.

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Pour continuer de réduire la voilure, Xiaomi propose un lecteur d’empreintes, non pas sous l’écran, mais intégré au bouton d’alimentation. Quelques désagréments peuvent intervenir si vous souhaitez le déverrouiller rapidement en plein appel téléphonique, mais sinon dans l’ensemble ce lecteur fonctionne bien. Au niveau de l’écran, pour être totalement honnête, nous étions au départ sceptique. Contrairement à la version 4G et Pro, ce modèle perd l’OLED au profit d’une « simple » dalle LCD de 6,5 pouces, Full HD+ (1080 x 2400 pixels).

Mais à notre surprise, ce même écran s’accompagne d’une fréquence de rafraîchissement adaptative qui bascule de 60 à 90 Hz selon vote utilisation. Xiaomi a donc sacrifié sur l’autel de la fluidité la qualité d’affichage pure. Un raisonnement plutôt malin, puisqu’un smartphone 5G se doit avant tout de nous faire profiter de nos différents divertissements avec le plus de vélocité possible. Pour autant qu’on puisse profiter de sa couverture…

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L’écran est bien lumineux, même lors d’un verre en plein soleil en terrasse (sic!) et la colorimétrie plutôt équilibrée. Neutre sans être trop froide. Enfin, même si ce RedMi Note 10 5G ne propose qu’un haut-parleur principal, celui-ci s’en sort avec les honneurs. Ce n’est pas de la grande symphonie, mais étonnamment les basses ne dégoulinent pas, même à un volume élevé, ce qui laisse toujours assez de prestance aux aiguës et aux voix.

Performances, Autonomie et Logiciel

Pour être capable de proposer la 5G à un prix modeste, Xiaomi n’a donc pas opté pour un Snapdragon 678, mais pour le récent SoC milieu de gamme de MediaTek, le Dimensity 700. Un processeur que l’on retrouve également dans le Realme 8 5G. Cadencé à 2,2 Ghz, cet octo-core s’accompagne d’une puce graphique Mali-G57 MC2, de 4 Go de RAM (LPDDR4x) et de 128 Go de stockage. Au quotidien, ce smartphone 5G se montre beaucoup plus alerte que son homologue 4G, notamment lorsqu’il s’agit de butiner rapidement entre plusieurs applications déjà ouvertes. Sans surprise, si vous êtes gamers ou créatifs, il vous faudra plutôt vous tourner vers le Redmi Note 10 Pro. En effet, cette version 5G sera trop juste pour faire tourner des jeux 3D gourmands ou des applications de retouches photos ou vidéos. Pour tout le reste – jeux 2D ou de gestion, streaming, réseaux sociaux…- le Note 10 5G saura vous satisfaire, à condition qu’il lui reste du jus.

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En effet, plus sa batterie se vide, plus le mobile affiche quelques latences, notamment lorsqu’on souhaite ouvrir ou quitter rapidement l’appareil photo. En dessous de 15%, cela commence vraiment à se faire sentir. Malgré sa relative finesse, 9 mm de tour de taille, le smartphone propose une imposante batterie de 5000 mAh. Durant nos tests, le smartphone a tenu sans sourciller une bonne journée et demie en utilisation polyvalente. Par contre, lorsqu’on bloque le taux d’actualisation sur 90 Hz, histoire de profiter de contenus vidéo ou de jeux avec plus de clarté, il se dessèche comme un raisin de Corinthe. Il tient une journée entière, mais termine le soir sur les rotules. Petite déception en ce qui concerne sa vitesse de recharge, en effet contrairement à la version 4G qui embarque un bloc d’alimentation de 33 W, ici nous n’avons le droit qu’à 18 W. Pour reprendre quelques couleurs, il est plutôt rapide, comptez environ 30 minutes pour récupérer un tiers de batterie. Par contre, pour le recharger complètement, il vous faudra presque deux heures.

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Pour finir sur la partie logicielle, pas de grosse surprise ni de déception. Ce Redmi Note 10 5G profite d’Android 11 et de la surcouche de Xiaomi, MIUI 12 avec ses avantages : un mode sombre bien pensé, des fenêtres flottantes et un tiroir d’applications utile. Et ses inconvénients : un trop-plein d’applications pré-installées inutiles et parfois un petit manque d’originalité dans les animations. Pour vous faire une idée complète sur MIUI 12, nous vous invitons à consulter notre prise en main complète de la dernière surcouche maison de Xiaomi.

Photo et Vidéo

Plutôt austère, l’équipement photo du Redmi Note 10 5G fait l’impasse sur l’ultra-angle et le téléobjectif. Résultat, la configuration est d’emblée peu polyvalente avec un capteur principal de 48 mégapixels (f/1,79), un objectif macro de 2 mégapixels (f/2,4) et un objectif de profondeur 2 mégapixels (f/2,4). À l’avant, logé dans un discret poinçon, un module de 8 mégapixels sera utile pour les amateurs de selfies, cependant il faudra bien faire la mise au point car le capteur est très capricieux, notamment en Contre-jour.

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Concrètement la journée et en intérieur dans des conditions de bonne luminosité, le capteur principal se débrouille bien. Dans l’ensemble, les couleurs et l’exposition des scènes sont bien gérées, même si cela manque parfois de piqué notamment sur les bords du cadre. En utilisant le mode HDR ou 48 mégapixels, on peut soigner ce manque de détails, à condition de bien prendre son temps, encore une fois, pour faire la mise au point. Plus la luminosité décroit, plus le Redmi Note 10 5G affiche ses faiblesses.

En fin de journée ou la nuit, les photos affichent pas mal de bruit numérique, tandis que la netteté flanche terriblement. Le mode « Nuit » arrive à sauver les meubles en rehaussant la luminosité et les couleurs au détriment d’une perte de détails conséquente sur tout l’arrière-plan de la photo. Le mode « Portrait » est quelconque, comme la plupart du temps sur ce segment de prix, le capteur de profondeur floute bien le fond sans pour que le détourage des formes soit totalement méticuleux.

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Un mot sur la vidéo, l’image manque clairement de piqué et la stabilisation électronique est aux abonnés absents. Rien de surprenant, puisqu’il faut ici se contenter d’une capture vidéo de 1080p à 30 images par seconde. Et même en descendant sur du 720p, impossible de monter à 60 images par seconde. Une vraie régression par rapport au modèle 4G.

Galerie photo

Où acheter le Redmi Note 10 5G ?

Disponible depuis le 18 mai au prix de 230 euros pour sa version 4/64 Go, le Xiaomi Redmi Note 10 5G est également disponible dans une version 4/128 Go pour 270 euros. Il se décline en quatre coloris : Argent Chromé, Gris Graphite, Bleu Crépuscule et Vert Aurore. Ci-dessous dans ce test du Redmi Note 10 Pro, voici un comparateur avec les meilleurs prix en temps réel. D’ailleurs, jusqu’au 21/06/2021, Xiaomi offre de remboursement jusqu’à 30 euros si vous achetez un ou plusieurs produits de l’univers Xiaomi parmi une liste de produits éligibles.

Notre avis

Comme la plupart des smartphones entrée de gamme présents dans ce jeu de chaises musicales, le Redmi Note 10 5G nous laisse perplexe. Pourquoi mettre en avant comme atout principal une connectivité 5G, à l’heure où cette dernière génération de réseaux mobiles n’est pas encore généralisé ? En tout cas, dans l’immédiat. Certes, le Redmi Note 10 5G est un smartphone convaincant, mais son atout principal lui fait faire trop de concession par rapport à son occurrence 4G. Au niveau du design et de l’autonomie, il fait jeu égal. Au niveau de la puissance, il fait même un peu mieux. Par contre, il propose un écran de moins bonne qualité, une recharge moins rapide et surtout un appareil photo, on ne peut plus modeste. Pour un public à la recherche d’un smartphone abordable, relativement puissant et à l’écran fluide, il fera sans doute l’affaire. Pour le reste, la grande guerre des smartphones 5G d’entrée de gamme est déclarée. Deux ou trois ans, trop tôt…

7 / 10
Les plus
Les moins
  • Des performances acceptables
  • Un taux de 90 Hz
  • Des photos convenables en journée
  • La 5G, tout du moins sur le papier
  • L’écran le moins performant de la famille Redmi Note 10
  • Une recharge trop longue
  • Un appareil photo trop peu polyvalent
  • L’absence de certification d’étanchéité