Test

[Test] RunGunJumpGun – ♫ Et j’ai crié, crié-é : « GATLING », pour qu’elle me soutienne ♫ [PC]

Notre avis
7.5 / 10

Par Corentin le

Les runners automatiques en 2D ne me bottent pas plus que ça habituellement, mais le fait qu’il s’agisse d’un jeu édité par Gambitious (Crush Your Enemies, Zombie Night Terror…) me rend d’un seul coup plus curieux. Bienvenue dans RunGunJumpGun, le jeu dont le titre est aussi nul que le concept simple et efficace. Vous contrôlez une sorte de bonhomme armé d’une grosse gatling. Et quand je dis « grosse », je dis suffisamment grosse pour vous faire quitter le sol si vous vous mettez à tirer vers le bas. C’est d’ailleurs le seul moyen de sauter, même si en réalité, vous « volerez » plus que vous ne sauterez.

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La patte indé est présente et les graphismes de sont pas sans rappeler d’autres titres sympathiques comme Flywrench du studio Meshoff. Cela a deux conséquences directes. La première, c’est qu’il faut aimer ce qui est criard et pixélisé. La seconde c’est que vous ne pouvez pas être ni photosensible, ni susceptible de faire de crises d’épilepsie pour jouer à RunGunJumpGun. Ce jeu EST l’épilepsie. Au moins vous êtes prévenus.

Les contrôles sont on ne peut plus simples. Un bouton de tranche pour tirer en face de soi, et l’autre bouton de tranche pour tirer vers le sol et s’élever dans les airs. Cela signifie également que vous ne pouvez pas voler ET tirer devant vous en même temps. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça a beaucoup plus d’importance que vous ne le croyez, notamment quand vous devez passer par-dessus des piques et vous débarrasser d’ennemis en face de vous au même moment. Ce lien entre déplacements de votre personnage et attaque rappelle évidemment l’excellentissime Downwell, ce qui n’est pas une mauvaise référence, on vous le rappelle.

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Pour le reste, vous avancez automatiquement et vous n’avez pas à vous en soucier. Par contre au moindre impact sur, au choix, un pic, un projectile, un laser ou de la lave et c’est un retour direct à la case départ qui vous attend. Les murs sont plus sympas, eux. Ils ne vous tuent que s’ils parviennent à vous sortir de l’écran en vous poussant vers la gauche (eh oui, la camera ne vous attend pas). La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous pouvez mourir autant de fois que vous le voulez et que les niveaux sont extrêmement courts.

Tout au long de votre course, vous devrez essayer d’attraper de petits atomes flottants. Ce qui peut sembler n’être qu’un objectif facultatif peut parfois se révéler bloquant si vous en ramassez vraiment trop peu. Le mieux est encore d’essayer de s’en occuper régulièrement pour ne pas avoir à vous refaire certains niveaux.