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[Test] Gears of War 4 : Tuer le père ou assumer l’héritage ? [Xbox One]

Notre avis
9 / 10

Par Pierre le

Depuis 2011 ans et Gears of War 3, la saga créée par Epic Games n’a jamais disparu du paysage. Après un Judgement plus que passable et un excellent remake du premier volet, la saga revient enfin pour une vraie suite. Une suite développée par The Coalition, qui a la lourde tâche de reprendre l’héritage d’Epic Games. Et deux mots résument parfaitement ce Gears of War 4 : Héritage et Mouvement. Mais The Coalition, qui a repris ce lourd flambeau, arrive-t-il à nous servir un jeu digne de ses prédécesseurs ?

Gears of War 4 est magnifique graphiquement
Gears of War 4 est magnifique graphiquement

Nous sommes vingt-cinq ans après Gears of War 3. Les locustes ne sont plus qu’un lointain souvenir et la GCU est gouvernée d’une main de fer par la première ministre Jyn. JD Fenix, le fils de Marcus, est lui un déserteur de l’armée (avec un gros déficit de charisme) qui tente d’aider les étrangers, les personnes refusant la nouvelle politique totalitaire du gouvernement. Un gouvernement qui doit faire face à de nouvelles menaces, le manque d’imulsion ayant causé des catastrophes naturelles qui mettent en péril la survie des derniers humains.

La planète Sera fait face à des catastrophes climatiques intenses
La planète Sera fait face à des catastrophes climatiques intenses

J’envoie du lourd, gamin !

Lourde était la tâche de The Coalition de reprendre une série adulée des fans qui a fait la gloire de la Xbox 360. Et redonner ses lettres de noblesse à la saga passe par l’action de tuer le père avant finalement de le porter aux nues.

Le premier acte, ronflant, est en effet à des années lumières de ce que nous a habitué la série. Trop propre, avec des ennemis incarnés par des robots, des enjeux personnels loin de la préoccupation survivaliste des premiers Gears, ce premier acte donne des sueurs froides aux anciens joueurs qui ne retrouveront plus leur saga adorée.

Puis, The Coalition établit un virage à 180 degrés dès le début de l’acte II, renouant avec la gloire de la série. S’ensuit quatre actes de haute volée, malgré l’une des fins les plus nulles de l’histoire du jeu vidéo. Une descente aux enfers à tombeau ouvert servie par un scénario prétexte qui nous permet de découvrir de nouvelles facettes de la planète Sera. L’acte III est par exemple l’un des meilleurs développés dans toute la saga. De plus, The Coalition se permet même le luxe de développer en pointillé un univers jusque là obscur.

L'acte I, mollasson, laisse présager le pire
L’acte I, mollasson, laisse présager le pire

Saloperie de vermines !

Nous retrouvons notre bon vieux Gears, avec ses fusillades dantesques, ses répliques de nanar et sa sensation de se retrouver au cœur d’une vraie bataille. Les situations sont variées, bien mises en scènes et renouent avec les grands moments de Gears 2 et 3, comme cette incroyable poursuite à moto.

Gears of War 4 dispose de ses moments épiques
Gears of War 4 dispose de ses moments épiques

Si le gameplay n’a pas bougé d’un poil, il est tout de même servi par de nouvelles idées bienvenues. De nouvelles armes très travaillées, tout d’abord. Si nous retrouvons l’arsenal des premiers jeux (Le destructor, le boomer et l’éternel lanzor), The Coalition y a placé de nouvelles armes bien sympathiques, comme l’Overkill, double fusil à pompe redoutable au corps à corps, ou l’EMBAR, fusil robotique qui fera le ménage s’il est bien utilisé.

De même, certains aspects multijoueurs mettent un pied dans cette campagne, comme un simili mode Horde qui vient s’incruster par trois fois dans la campagne solo.