Retour sur les derniers résultats financiers d’Apple

Apple

Par Rédacteur Invité le

Lundi soir, Apple a présenté ses résultats financiers pour le dernier trimestre, d’octobre à décembre 2013. Des résultats record à perdre tout sens de la mesure, qui ont déjà été présenté sur le Journal du Geek. Seul ombre au tableau, un bénéfice net en très légère baisse, sur la tendance de l’année fiscale terminée en septembre dernier qui était marquée par le premier recul depuis 2001.

apple1


Bien entendu, on parle toujours d’une des sociétés les plus riches du monde, capable de ridiculiser les profits pourtant là aussi astronomiques de la concurrence, et d’une marge nette à la limite de l’indécence : elle s’élève à 22,7 % sur le dernier trimestre. C’est certes un repli par rapport à l’année précédente où elle était de 24 %, mais c’est suffisant pour faire saliver Samsung et ses 12,3 %. On reste en revanche en dessous du vieux rival Microsoft qui gagne presque deux fois moins d’argent sur la période mais le fait par l’intermédiaire d’une marge qui approche les 27 %.

Mais les bilans financiers d’Apple, c’est surtout l’occasion de faire le point sur les ventes des produits de la marque. L’occasion également pour IDC de publier son traditionnel rapport sur les ventes annuelles de smartphone qui place sans surprise Samsung loin devant Apple, lui-même loin devant les autres. Et qui témoigne surtout d’une concurrence de plus en plus sérieuse sur ce segment, alors qu’Apple est le seul parmi les 5 principaux fabricants à voir sa part de marché se réduire. Là encore, rien de bien surprenant pour une société qui se refuse à sortir des modèles bas de gamme et préfère se contenter d’une offre très restreinte à la marge toujours importante.

apple2

Avec plus de 150 millions d’iPhone écoulés en 2013, Apple réalise donc une nouvelle performance historique, y compris sur le seul dernier trimestre. Mais ce qui pose problème aux actionnaires, qui se nourrissent de croissance, c’est que la progression n’est que de 7 %, contre 29 % à la même période il y a un an et 128 % il y a deux ans. Et les actionnaires, quand ils voient une croissance qui se calme autant, ils appréhendent une baisse.

Le problème est – déjà – similaire avec l’iPad, mais la tablette d’Apple est tout de même en bien meilleure forme avec une progression de 14 % sur le dernier trimestre, après avoir subi quelques mois moins encourageants. Quant à l’iPod, il continue doucement de sombrer, mais cela ne surprendra pas grand monde.

apple3

Finalement, l’un des meilleurs résultats revient probablement aux produits Mac. Sur le dernier trimestre, ils sont en hausse de 19 %, la meilleure progression depuis la fin d’année 2011. Et si on reste en dessous du niveau record de 2011, la situation est admirablement stable alors que le marché des ordinateurs est sur le déclin, concurrencé par les tablettes. Preuve de l’évolution de l’aura de la marque Apple, il s’est vendu presque 6 fois plus de Mac en 2013 que dix ans auparavant.

apple4

Pour finir, il ne faut pas oublier l’importance des revenus annexes d’Apple. En 2013, la société a généré 5,7 milliards $ uniquement grâce aux accessoires et 16,8 milliards $ par l’intermédiaire des plates-formes en ligne tel que iTunes ou l’App Store. Il s’agit de chiffres en progression, notamment pour le dématérialisé qui augmente de 24 % par rapport à 2012 et devrait logiquement continuer à grimper avec le temps.

En attendant qu’Apple parvienne éventuellement à trouver le nouveau joujou qui fera sensation dans les années à venir, on soulignera que l’iPod avait commencé à baisser lors de sa septième année, alors que l’iPhone est donc toujours en hausse pour ce qui correspond également à sa septième année. La santé financière d’exception permet également à la société d’utiliser à bon escient ses colossales réserves d’argent en rachetant ses propres actions quand une baisse du cours de celle-ci se présente. Bien que coûteux, l’exercice, qui réduit le nombre d’actions en circulation, a l’avantage de la maintenir à un prix élevé tout en permettant logiquement de payer moins de dividendes. De quoi assurer tranquillement son avenir.

Article rédigé pour le Journal du Geek par Oscar Lemaire.