« Mission impossible » : nos impressions sur l’escape room de Team Break

culture geek

Par Corentin le

L’équipe expérimentée que nous sommes devenus a tenté une nouvelle escape room. Cette fois-ci le thème était « mission impossible ». Malheureusement, nous avons explosé avec la bombe que nous devions désamorcer. Mais cette salle « Mission impossible » est très convaincante et regorge de bonnes idées, voici notre test !

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– Bon les gars, votre mission se résume en trois points : localiser la bombe, désamorcer la bombe et vous échapper du bunker ! Est-ce que vous avez compris ? TOI LÀ ! QU’EST-CE QUE JE VIENS DE DIRE ? QUELS SONT LES 3 POINTS IMPORTANTS DE LA MISSION ?

– Euh, oui, il faut d’abbord désamorcer la bombe, balbutie un Henri venant d’être pris en flagrant délit de bavardage avec Pierre.

– RATÉ SOLDAT ! TU N’AS PAS ÉCOUTÉ, rétorque alors l’instructeur sur un ton autoritaire.

C’est déjà la deuxième fois qu’on nous rhabille dans le cadre d’une escape room. Cette fois-ci, on nous a mis un treillis militaire sur le dos. Très bien. Le maître des lieux nous a également briefé comme si nous étions les derniers des troufions. Très bien. On nous emmène dans la salle et là, plus un bruit. Pas une seule once d’ambiance. Dommage. Et c’est vrai qu’une fois qu’on est habitué à avoir les oreilles occupées par un fond sonore, hé bien ça fait tout drôle de ne rien avoir du tout au point de se demander si la partie a bel et bien commencé. C’est dommage, car sinon, la mise en bouche est plutôt réussie.

Comme souvent l’escape room se déplie au fur et à mesure qu’on y progresse. Pour le coup, la salle suivante est immédiatement visible puisque derrière des barreaux. Variées, les énigmes proposées sont à la fois imaginatives et demandent vraiment de faire interagir des objets entre eux. Comme je l’avais déploré dans « Le défi de l’alchimiste », le tort d’un certain nombre d’escape room est la profusion de cadenas et de clefs et/ou codes pour les ouvrir. Ici, c’est beaucoup moins le cas et certaines énigmes sont même carrément impressionnantes par leur ingéniosité de conception. Sans trop les décrire et les gâcher, dites-vous juste que certaines impliquent des éléments amusants comme des liquides, des aimants ou des lasers.

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Au fur et à mesure de la progression, les petits défauts de design se font ressentir malgré tout. Par exemple, des petites imprécisions de vocabulaire dans les textes mis à notre disposition, ou bien un manque de précision sur la possibilité ou non qu’un élément de résolution puisse servir plusieurs fois, voire certains éléments tellement identiques que l’équipe aura vite fait de tous les écarter une fois qu’un seul de ces éléments aura servi. On a même eu le droit à des petits dysfonctionnements de certains appareils qui devaient nous servir dans la résolution d’énigmes. Bon. J’ai surveillé le chronomètre, le maître du jeu nous a remis du temps en contrepartie. C’est gentil.

Autre petit défaut, la profusion d’éléments qui ne servent pas du tout à la résolution de l’escape room. Le problème n’est pas simplement leur nombre (il y en avait également beaucoup dans La Pièce, mais ils ne gênaient pas), mais bien le fait qu’ils donnent l’impression qu’ils sont importants dans la progression alors qu’en fait pas du tout ! On peut alors s’attarder longuement sur les mauvaises choses et se sentir perdu quand on essaye d’appréhender l’énigme dans sa globalité. Surtout vers la fin. Heureusement, et comme à l’accoutumée, le game master veille et prodigue indices et conseils si une équipe piétine trop. C’est également grâce à lui que nous avons failli désamorcer la bombe, mais malheureusement, il nous aura manqué 2 petites minutes pour y parvenir. Dommage !

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Les sensations fortes sont au rendez-vous et les gérants n’ont pas lésiné sur les moyens. Cette salle « Mission impossible » est très convaincante et regorge de bonnes idées. Certes, elle lui manque quelques finitions de-ci de-là, mais dans l’ensemble, on en ressort avec les mains tremblantes et avec le cerveau rempli d’adrénaline. Les énigmes équilibrées ne pourront pas être résolues par une seule et même personne. Elles seront également assez variées pour impliquer un très grand nombre de personnes. Je n’ai pas personnellement fait HintHunt, mais pour le moment, cette escape room « Mission impossible » est la meilleure que j’ai pu essayer à ce jour.

Team Break se situe au 15-17 rue des Martyrs, dans le 9e arrondissement de Paris.

Trois salles sont disponibles : « Contagion » (2 à 4 personnes), « Mission Impossible » (3 à 5 personnes) et « Lost » (3 à 5 personnes). Chaque salle dure une heure.

Tarifs disponibles sur le site internet.