Des pirates retiennent en otage Pirates des Caraïbes 5 et demandent une rançon à Disney

Cinéma

Par Elodie le

Une enquête fédérale est en cours concernant le chantage dont serait victime Disney : des pirates menacent le studio de faire fuiter son dernier film à paraître, Pirates des Caraïbes, la vengeance de Salazar. A l’instar de Netflix précédemment, Disney refuse de payer la rançon.

Pirates des Caraïbes

Plus qu’aux cyberattaques, terme générique fourre-tout, la mode semble être aux demandes de rançons.

Sans que l’on puisse dire si les événements des derniers jours sont connectés les uns aux autres, Hollywood Reporter rapporte qu’en début de semaine, lors d’une réunion à la mairie de New York, le boss de Disney, Bob Iger, a informé les employés d’ABC d’une enquête fédérale en cours en lien avec une demande de rançon, tout en précisant que « l’énorme somme » demandée (en Bitcoin) ne serait pas payée.

Une “somme énorme” exigée

Bob Iger n’a pas précisé quel film était ainsi pris en otage, mais la sortie imminente (26 mai) de Pirates des Caraïbes 5 en fait une cible de choix. Pour Deadline, il ne fait aucun doute qu’il s’agit de ce film.

Selon Iger, les pirates menaceraient la firme de diffuser les cinq premières minutes du film, puis 20 minutes supplémentaires jusqu’à ce que la rançon soit payée.

Après Netflix, au tour de Disney d’être rançonné

Une demande qui n’est pas sans rappeler celle formulée auprès de Netflix contre la diffusion des épisodes de la nouvelle saison d’Orange is the New Black. Netflix a refusé de payer et les dix premiers épisodes sont désormais disponible en ligne. Le pirate se faisait alors appeler DarkOverlord.

Kaspersky Lab, la société russe spécialisée en sécurité informatique, estime quant à elle que la Corée du Nord pourrait être liée à la dernière attaque par ransomware qui a débutée le 11 mai dernier. La firme a identifié un code visible à la fois dans une variante précédente du ransomware WannaCry (ou wanacrypt0r 2.0) et dans celui attribué au groupe Lazarus. Un groupe lié au hack de Sony Pictures en 2014 et qui aurait travaillé pour la Corée du Nord.

v

Source: Source