Une Tesla impliquée dans un accident mortel en Californie : l’Autopilot en cause ?

Automobile

Par Remi Lou le

Un nouvel accident mortel a eu lieu à Gardena, près de Los Angeles, dimanche dernier. Une Tesla Model S a percuté un autre véhicule, provoquant la mort de deux personnes. L’enquête, récupérée par l’agence américaine en charge de la sécurité routière, cherche désormais à établir si, oui ou non, le système de pilotage automatique du véhicule était activé au moment des faits.

Crédits : Tesla

Dimanche 29 décembre 2019, deux personnes perdaient la vie dans un accident mortel impliquant une Tesla Model S dans une ville située non loin de Los Angeles, en Californie. L’enquête préliminaire révèle que le véhicule électrique aurait percuté une Honda Civic, qui abritait les deux personnes décédés lors de l’accident. Les occupants de la Tesla Model S ont quant à eux été pris en charge à l’arrivée des secours.

Selon l’enquête de l’agence fédérale américaine NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration), la Tesla Model S serait en cause puisqu’elle aurait grillé un feu rouge juste avant de percuter l’autre véhicule accidenté. L’enquête ouverte cherche notamment à savoir si l’Autopilot de la Tesla – son système de pilotage automatique – était actif durant l’accident. La présence d’une agence fédérale sur l’affaire laisse néanmoins supposer que l’Autopilot pourrait avoir joué un rôle dans l’histoire, note Reuters. Ce n’est, en effet, pas la première fois que la NHTSA s’occupe des affaires impliquant la technologie de conduite autonome de la firme fondée par Elon Musk, et le moindre crash ayant rapport avec une Tesla donne désormais lieu à une investigation plus poussée pour déterminer si la cause de l’accident est humaine ou logicielle.

Reste donc à déterminer si, oui ou non, l’Autopilot est en partie responsable dans cette affaire. Dans d’anciennes enquêtes dans lesquelles l’Autopilot était suspecté d’avoir joué un rôle, l’agence fédérale américaine avait notamment évoqué une « complaisance envers l’automatisation », en recommandant aux conducteurs de véhicules Tesla de ne pas avoir trop confiance dans le pilotage automatique et de maintenir leur attention sur la route même lorsqu’il est enclenché. Rappelons que le système d’Autopilot de Tesla reste, pour l’heure, une conduite semi-autonome, et non pas 100% autonome. Cela exige du conducteur qu’il reste concentré sur la route et tienne le volant avec ses deux mains, afin de reprendre la main à tout moment.