Cambridge Analytica : l’Australie attaque Facebook en justice

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Par Julie Hay le

Nouveau chapitre dans l’affaire Cambridge Analytica. Le bureau de la Commissaire australienne à l’Information annonce poursuivre Facebook pour “intrusions graves et/ou répétées dans la vie privée” de ces utilisateurs.

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Après avoir réglé une amende de 5 milliards de dollars aux États-Unis, Facebook se retrouve une nouvelle fois sous le coup d’un procès. Le premier réseau social mondial est une nouvelle fois accusé d’avoir trompé ses utilisateurs et avoir fourni des informations sensibles au cabinet britannique, Cambridge Analytica. Fermé depuis 2018, il travaillait notamment avec les équipes de Donald Trump lors des élections de 2016. C’est grâce à un test de personnalité, que l’entreprise a récolté les informations de 87 millions d’utilisateurs pour créer des profils psychologiques. “Nous affirmons que ces actions ont conduit à la vente et l’utilisation des données personnelles de 311 127 utilisateurs australiens de Facebook à des fins incluant notamment le profilage politique et qui vont bien au-delà des attentes des utilisateurs” a déclaré la Commissaire australienne à l’Information, selon l’AFP dans un article de L’Express.

Cette plainte est le fruit d’une enquête conduite sur deux années par l’institution australienne. Dans un communiqué, la firme de Mark Zuckerberg annonce avoir “activement échangé” avec l’autorité du pays et explique que l’affaire est désormais dans les mains de la justice. Cette fois-ci, le réseau social encourt une amende 300 milliards d’euros. L’institution explique que la Cour fédérale peut imposer une sanction civile pouvant atteindre 1,7 millions de dollars australiens pour chaque atteinte grave et/ou répétée à la vie privée. Dans un document, elle affirme que 53 utilisateurs de Facebook ont téléchargé l’application This is Your Digital Life, mais que cette dernière permettait d’accéder aux informations de leurs contacts. C’est beaucoup plus que ce dont avait écopé Facebook au Royaume-Uni. Le réseau social avait dû payer 650 000 dollars pour avoir enfreint la réglementation sur la protection des données.