Que faire face à la pénurie de masques chirurgicaux ? Voici nos solutions !

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Par Felix Gouty le

Jusque là réservée uniquement au personnel soignant, la distribution de masques pourrait se généraliser pour enrayer davantage la pandémie de COVID-19. En attendant des masques “alternatifs” à utiliser par le grand public, il est impératif de n’utiliser des écharpes ou des bandanas qu’en dernier recours et en respectant des gestes d’hygiène stricts pour éviter la contamination.

Une femme chinoise portant un masque.
Crédits : Nicolò Lazzati / Flickr.

Comme pour le confinement, faut-il aussi généraliser le port du masque ? Oui, selon l’Académie française de médecine qui a estimé, vendredi 3 avril, que “le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur.” Selon elle, les personnes en période d’incubation ou asymptomatiques restent porteuses du coronavirus SARS-CoV-2 et peuvent donc le transmettre, même sans tousser. En l’absence de tests de dépistage pour en avoir le cœur net, il semble préférable de s’accorder sur un port préventif du masque. Pour rappel, ce dernier bloque une partie des projections émises et donc permet de protéger davantage les autres que le porteur.

Plan B face à la pénurie ?

Cependant, il y a quelques semaines, le gouvernement français a interdit la vente des masques chirurgicaux dans le commerce, afin de les réserver au personnel soignant. Le corps médical utilise – dans le meilleur des cas – des masques appelées FFP2 (pour “Filtering Face Piece”) pour éviter de provoquer des sur-infections à leurs patients mais aussi pour filtrer certaines projections reçues par interactions proches avec ces derniers. En effet, les masques FFP2 à usage unique offriraient une durée de protection de 3 à 8 heures, durant laquelle ils sont capables de filtrer 94% des particules fines et virales présentes dans l’air ou des gouttelettes. À défaut, les soignants portent un masque chirurgical, aussi à usage unique, qui n’offre que quelques heures de protection. En effet, s’il est tâché, mouillé ou trop humidifié par la vapeur naturellement émise par la respiration de son porteur, il doit être jeté et remplacé.

Seulement, ce type de masques peine actuellement à être distribué aux médecins et centres hospitaliers et ne peut donc être partagé à nouveau au reste de la population. Malgré les arrivages de masques fabriqués en Chine, la France n’est pas à l’abri de négociations commerciales douteuses : comme celle qui semble avoir vu, selon Libération, les États-Unis s’octroyer l’ensemble d’une commande française pour quelques dollars de plus. Consciente de cette pénurie de masques chirurgicaux, l’Académie de médecine a encouragé la préconisation de masques “alternatifs” ou “grand public”. Elle a même proposé de s’inspirer d’un tutoriel réalisé par la Société française des sciences de la stérilisation (voir ci-dessous).

Quid des masques “faits maison” ?

En attendant la décision du gouvernement vis-à-vis de cette idée, qu’en est-il des personnes sans masque à porter pendant l’une de leurs sorties extérieures obligatoires ? Quels tissus ou vêtements peuvent être considérés comme des substituts corrects ? Selon Sciences Et Avenir, une étude publiée en 2010 estime que certains types de tissus peuvent offrir une protection “marginale” contre les projections. Les serviettes de toilettes auraient une capacité de filtration de 40% : c’est-à-dire qu’elles bloqueraient 40% des particules projetées par le porteur. Quant aux masques en tissu, il n’offrirait qu’entre 2 et 38% de protection. Concernant les vêtements traditionnels, comme un t-shirt, un bandana ou une écharpe, leur capacité de filtration est très peu connue. Quoi qu’il en soit, à l’inverse des masques médicaux à usage unique, ils présentent tous un danger à leur propriétaire. En effet, ces vêtements peuvent eux-mêmes être contaminés et donc porteurs de particules virales pendant plusieurs heures : les toucher, lorsqu’on les enlève, participe à transmettre le virus – à soi et/ou à ses proches. Après les avoir utilisé, il faut impérativement les laver à température maximale (au moins 60°C), pour éliminer le plus de particules virales possibles, et se laver les mains après chaque interaction.


L’importation depuis les sites chinois

Vous avez été très nombreux à nous demander pourquoi nous ne faisions pas de bons plans sur les masques disponibles en Chine. C’était compliqué avant, mais avec ce possible changement de stratégie du gouvernement, nous pouvons maintenant vous parler de nombreuses promotions chez nos partenaires. Faites attention au nombre de masques par lot. Les délais de livraison sont de 10 jours en moyenne.

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