États-Unis : les réseaux sociaux s’affolent du #BlackOut

politique

Par Remi Lou le

Alors que les États-Unis traversent la crise sanitaire du COVID-19 et s’apprêtent à entrer dans une crise économique d’ampleur, voilà qu’une crise sociétale éclate et met le pays à feu et à sang. La mort de George Floyd a été le catalyseur d’une forte protestation qui gagne aujourd’hui le monde entier sur les réseaux sociaux.

Crédits : @Mediamodifier via Pixabay

Alors que la crise du COVID-19 est encore loin de se terminer, les États-Unis s’enflamment littéralement après le décès de George Floyd, un homme afro-américain qui n’a pas survécu à sa très violente interpellation par la police. Si la colère a d’abord éclaté à Minneapolis, lieu des faits, elle s’est rapidement propagée au pays dans son ensemble, si bien que les villes de Houston au Texas et Los Angeles en Californie ont dû imposer un couvre-feu afin d’éviter des nouvelles montées de violence. Ce couvre-feu a finalement été décrété dans le haut lieu du pouvoir américain ce 1er juin, à Washington DC, qui a été particulièrement ciblé par les manifestants, si bien que des milliers de soldats de la Garde nationale ont du être déployés pour protéger la Maison Blanche, désormais désertée. Comme l’indique le New York Times, le président américain aurait, en effet, été escorté à l’abri dans un bunker sécurisé.

Après les États-Unis, et plusieurs villes comme Toronto et Montreal au Canada ou Londres au Royaume-Uni, voilà que le monde entier s’enflamme désormais sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, les hashtags #dcblackout, #WhiteHouse et #USAonFire font réagir le monde entier, et sont actuellement en tendance. Mais plutôt que de tenter d’apaiser les esprits au cours de ce qui semble déjà être la plus grave crise sociétale de son mandat – couplé à la crise sanitaire en cours et une crise économique qui commence déjà à se ressentir – Donald Trump se saisit de Twitter pour envenimer la situation en fustigeant tour à tour les manifestants, les qualifiants d’ « anarchistes », ou d’ « antifa », jusqu’à déclarer dans un tweet vouloir les distinguer comme organisation terroriste.

Du côté de la scène internationale, les rivaux des États-Unis en profitent pour tacler le pays gouverné par Donald Trump. La Chine dénonce la « maladie chronique » du racisme aux États-Unis, tandis que Téhéran demande aux forces de l’ordre d’ « arrêter la violence » contre le peuple américain. De nombreuses personnalités influentes se sont également fait entendre à propos de cette tragédie, comme Michael Jordan, ancienne star de la NBA, qui s’est dit « profondément attristé, véritablement en souffrance et totalement en colère » après les faits, tout en dénonçant activement le « racisme enraciné » aux États-Unis. Si la suite des événements reste encore incertaine, une chose l’est néanmoins : nous nous rappellerons longtemps de l’année 2020. Et encore, nous ne sommes qu’en juin…

Source: Le Monde