Apple et Google interdisent la revente des données utilisateurs à l’armée

apps

Par Amandine Jonniaux le

Les deux géants mobiles ont récemment pris la décision de bannir de leurs stores l’ensemble des applications utilisant l’outil de collecte de données X-Mode Social. Ce dernier était en effet accusé de revendre les informations enregistrées à des entreprises militaires américaines.

Crédits : TheDigitalArtist via Pixabay

Sept jours : c’est le délai que vient d’imposer Google à ses développeurs pour retirer de leurs applications l’outil de collecte de données X-Mode Social. De son côté, la marque à la pomme a fixé ce délai à deux semaines. Après cette date butoir, les applications utilisant toujours l’outil en question se verront purement et simplement retirées des stores en ligne des deux géants de la tech. Si cette décision commune de la part de Google et Apple est relativement récente, cela fait déjà plusieurs semaines que le magazine en ligne Vice avait alerté l’opinion publique face aux pratiques de l’outil.

Sous couvert de collecter des données — notamment de localisation, pour assurer le bon fonctionnement de certaines applications – il s’est finalement avéré que X-Mode Social revendait ensuite les informations recueillies à des entreprises tierces travaillant dans le domaine de la sécurité nationale, de la lutte contre le terrorisme ou encore dans la recherche contre la COVID-19. Les entreprises en question transféraient ensuite les données en questions à l’armée américaine. Après une enquête menée conjointement par Apple et Google, le verdict est finalement tombé pour les applications bénéficiaires de l’outil de suivi.

D’ici quelques semaines, les développeurs utilisant encore X-Mode Social dans leurs logiciels se verront bannis des plateformes de téléchargement. Chez la marque à la pomme, une centaine d’applications, créées par 30 développeurs au total sont concernées, dont plusieurs ciblant spécifiquement des utilisateurs de confession musulmane (sites de rencontres, par exemple) rapporte Motherboard (via Apple Insider). Du côté de chez Google, plusieurs centaines de logiciels sont également concernés. À l’avenir, les deux entreprises entendent prendre davantage de précautions concernant les applications qu’ils autorisent sur leur store en ligne, notamment au niveau des autorisations de collecte de données.