Twitter lance Birdwatch, son outil de lutte contre la désinformation

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Par Amandine Jonniaux le

Après avoir banni Donald Trump de sa plateforme, Twitter entend bien continuer sa lutte contre les fake news. Le réseau social a ainsi présenté Birdwatch, un nouvel outil communautaire destiné à signaler les tweets problématiques. 

Crédits : Sara Kurfeß on Unsplash

Il y a deux semaines, Twitter frappait fort en privant l’ancien président Donald Trump de son moyen d’expression favori. Une décision survenue quelques semaines après les violentes émeutes du Capitole, et qui semble avoir conforté la plateforme dans son ambition de lutter contre la désinformation. Après avoir constaté que l’éviction de Donald Trump avait largement fait diminuer les fake news relatives aux élections américaines, Twitter a cette fois décidé de voir plus grand, en lançant un nouvel outil baptisé Birdwatch. Ce dernier, accessible pour le moment aux États-Unis, et aux internautes volontaires, devrait ainsi permettre de signaler les messages jugés problématiques, mais surtout de les annoter, afin de recontextualiser ou de modérer le propos de son auteur par exemple.

Crédits Twitter

Encore en phase de test, ces notes annexes seront disponibles, dans un premier temps, uniquement sur un site séparé. À terme, elles devraient apparaître directement sous les messages concernés, explique Keith Coleman, un des vice-présidents de l’entreprise, dans un communiqué relayé par The Verge : “Notre objectif est de rendre ces notes visibles directement en dessous des tweets pour le public mondial de Twitter, dès qu’il y aura un consensus au sein d’une base de collaborateurs large et diverse”.

Éviter un nouveau fiasco Trump

En proposant à ses utilisateurs de “modérer” eux-mêmes les propos tenus sur sa plateforme plutôt que de jouer les gendarmes, Twitter espère sans doute éviter de se retrouver sous le feu des critiques, comme c’était le cas lors du bannissement de Trump. Malgré les informations régulièrement erronées relayées par l’homme politique, beaucoup avaient en effet reproché au réseau social d’avoir bridé la liberté d’expression. Keith Coleman lui-même, évoque dans son communiqué une “bonne” décision, mais un “échec de notre part à promouvoir une conversation saine”.