Cette année a marqué le retour de l’E3, après une édition 2020 totalement annulée à cause de la pandémie. Après analyse de cette édition 2021, GamesIndustry.biz en est arrivé à la conclusion que la proportion des jeux non-violents présentés à l’E3 augmente d’année en année, mais n’atteint toujours pas des sommets. Sur 349 jeux présentés lors de l’E3 2021, mais aussi lors des événements tiers tels que la cérémonie d’ouverture du Summer Game Fest ou encore l’événement Devolver Digital, 115 titres peuvent être considérés comme non-violents, soit 33% du total.
C’est un chiffre en hausse puisqu’en 2019 seulement 17% des jeux présentés rentraient dans cette catégorie. Selon le média, un jeu violent se définit par plusieurs critères, dont le fait que les joueurs soient encouragés à tuer ou à blesser pour avancer dans l’histoire, la présence de scènes avec de la violence, même si celle-ci se fait entre personnages de « cartoon » comme dans Mario Party, ou encore les jeux de sports de contact et les jeux représentant des conflits.
L’industrie vidéoludique se définit-elle par la violence ?
Si cette définition semble prendre en compte des critères très larges, il n’est pourtant pas si compliqué de créer des jeux où la violence est mise de côté, et la preuve en est avec l’événement Wholesome Direct. Ce dernier a servi à présenter 76 jeux, dont 63 étaient non-violents, soit 83% du total. On doit la très grande majorité des titres rentrant dans cette catégorie aux studios indépendants.
En effet, ceux présentés par les studios majeurs et les constructeurs tels que Microsoft et Nintendo, ne représentent que 4% du total avec seulement 15 titres rentrant dans la catégorie de jeux non-violents. Selon GamesIndustry.biz, cela montre « à quel point la production de l’industrie repose sur la vente du même mécanisme fondamental : la capacité de se battre et de tuer ». Une tendance qui à l’air de vouloir s’inverser lentement mais sûrement, sans pour autant que les acteurs principaux de l’industrie ne s’y engagent réellement.