Les Anonymous ont encore frappé. Après avoir piraté plusieurs centaines de caméras de surveillance russes, l’une des plus importantes chaînes de télévision du pays et des dizaines d’imprimantes pour afficher des conseils anti propagande, le collectif de hackers s’attaque désormais aux enseignes françaises.
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Depuis le début de l’invasion ukrainienne, les soutiens de Volodymyr Zelensky sont nombreux. Bon nombre d’entreprises ont d’ailleurs annoncé des mesures drastiques, en quittant plus ou moins rapidement le Kremlin à la suite des premières attaques. Ce n’est pourtant pas le cas de tout le monde. Certains géants de l’industrie refusent encore de prononcer des sanctions commerciales contre Vladimir Poutine. C’est notamment le cas de plusieurs groupes français, comme Auchan, Décathlon ou encore Leroy Merlin.
Anonymous s’en prend aux entreprises françaises
C’est hier sur Twitter, qu’un compte affilié à Anonymous a annoncé dans un message que les sites russes des trois entreprises françaises avaient été mis hors service. Le groupe de hackers ne vise pas que la France, mais plus généralement “toutes les compagnies qui continuent leurs activités sur le sol russe”. Ce matin, les sites en question étaient toujours inaccessibles, celui de Décathlon ayant connu un bref retour à la normale avant de retomber (sans doute des suites d’une nouvelle attaque).
La Banque centrale russe, prochaine cible des Anonymous ?
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Les Anonymous ne comptent pas s’arrêter là. Le groupe d’activiste aurait déjà mené plusieurs attaques contre la Banque centrale de Russie, et indique avoir dérobé plus de 35 000 documents confidentiels, dont certains classés Secret Défense. Il a indiqué qu’il entendait les divulguer dans les jours à venir, sans plus de précision sur leur contenu. Pour rappel, les Anonymous ont déclaré à la fin du mois de février la “cyberguerre” à la Russie. Plusieurs sites officiels ont déjà été visés par des attaques.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà lancé un appel aux entreprises françaises afin qu’elles quittent la Russie en guise de soutien. Arguant que les géants industriels devaient “cesser d’être les sponsors de la machine de guerre de la Russie”, le discours de l’homme politique n’avait pas vraiment eu l’effet escompté : seul Renault avait finalement pris la décision de fermer son usine moscovite.