L’industrie automobile a développé de nombreuses technologies très efficaces pour réduire autant que possible la pollution sortant du pot d’échappement des véhicules thermiques. Les filtres n’ont cessé de s’améliorer, et par ailleurs les voitures électriques vont régler définitivement le problème. Mais la pollution émise par les véhicules ne s’arrêtent pas là. Une autre source de particules fines a été découverte par un cabinet d’analyses anglais.
Les pneus sous surveillance
Selon Emission Analytics qui a réalisé de nombreux tests d’usure sur 14 marques installées tour tour sur une Mercedes Classe C, il se trouve que les roues produisent également un grand volume de particules fines. En fait, la pollution émise par les pneus dépasse celle générée par le tuyau d’échappement. Pour chaque kilomètre parcouru, les pneus génèrent plus d’une tonne de particules ultrafines. Ces particules d’une taille inférieure à 23 nanomètres sont particulièrement dangereuses : elles sont si petites qu’elles pénètrent plus facilement dans les organes humains au travers de la circulation sanguine…
Ces particules ultrafines ne se contentent pas de polluer notre organisme. Elles sont aussi présentes dans les airs, l’eau et le sol, contaminant ainsi tout l’environnement. La vie sauvage et animale est donc elle aussi en danger. Par ailleurs, l’utilisation de filtres dans les pots d’échappement a tendance à alourdir les véhicules, ce qui engendre davantage de pression sur les roues et donc, plus d’émissions de particules.
Si les autorités se sont beaucoup penché sur la pollution des pots d’échappement, les émissions produites par les roues ne font pas l’objet d’un examen soutenu de leur part. Cela pourrait changer dans les prochaines années.