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Le Nutri-score n’a aucun sens, mais il va bientôt changer

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Le Nutri-score ne sert à rien, mais la France va modifier son algorithme de calcul.

Censé aider le consommateur à mieux manger, le Nutri-score est rapidement devenu un gadget marketing presque comme les autres, fondus dans des emballages ultracolorés et auquel plus personne ne prête attention. Il faut dire qu’au jeu des notes, on a parfois du mal à distinguer les bons élèves des mauvais. Des produits bio ou très peu transformés peuvent être évalués D, tandis que certains gâteaux bourrés de sucre et d’additifs se retrouvent avec des scores B ou C, forcément plus engageants.

Le Nutri-score va changer

Pour remédier à ce problème, le Nutri-score va passer par la case régime. En France, mais aussi en Belgique, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse, l’algorithme va être modifié pour refléter au mieux les “choix alimentaires favorables à un meilleur état de santé“. Voté le 26 juillet dernier, le texte détaillé dans un communiqué du ministère de la Santé et de la Prévention va notamment apporter plusieurs corrections aux produits gras, comme les huiles, les noix, les graines ou encore les produits carnés.

Concrètement, le Nutri-score devrait revoir sa copie, et s’intéresser davantage à la “densité nutritionnelle” qu’à la composition pure d’un produit. Cela ne devrait évidemment pas changer les notes du tout au tout. Il y a malheureusement peu de chances qu’un saucisson aux noisettes ne parvienne à décrocher un score A.

En revanche, les aliments seront désormais évalués aussi en fonction de leur teneur en fibres, ainsi que par rapport à la totalité de leurs apports nutritionnels. Les produits à base de céréales complètes devraient donc logiquement surpasser ceux à base de farines raffinées. Dans le même esprit, les huiles végétales seront mieux notées que les graisses animales. Les bons et les mauvais gras seront aussi distingués. Ainsi, les viandes rouges ou transformées écoperont d’un moins bon score que les poissons ou les volailles. Concernant les bonbons et autres confiseries, ils seront quant à eux sanctionnés pour combiner à la fois un taux de sucre élevé, mais aussi un faible intérêt nutritionnel, et leur facteur cariogène.

Autant de changements qui ne devraient pas révolutionner notre alimentation, mais qui pourraient convaincre certains consommateurs et consommatrices de mieux s’alimenter. Rappelons qu’en plus des traditionnels cinq fruits et légumes par jour, il est conseillé de s’hydrater, de pratiquer une activité physique et de privilégier les aliments non transformés, ou issus de filières locales et responsables.

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