La censure où l’interdiction de vente pure et simple de certains jeux vidéo est monnaie courante dans quelques territoires. Par exemple, la Chine a longtemps eu le droit à des versions modifiées de consoles (notamment du côté de Nintendo avec des produits vendus sous le nom de iQue) proposant un catalogue de jeux extrêmement restreint pour correspondre à la culture locale. Chez nous, on retrouve même des censures de la nudité dans certains titres japonais. Cependant, la raison des censures est parfois loin d’être justifiable, surtout quand il est question de l’invisibilisation de certaines identités et minorités.
The Last of Us Part II avait déjà fait parler de lui au moment de sa sortie à cause de l’orientation sexuelle du personnage d’Ellie. Cette représentation d’une relation lesbienne était parfois critiquée par des personnes peu ouvertes d’esprits, mais aussi tristement censurée dans des cas plus extrêmes. C’était le cas dans certains pays du Moyen-Orient, et ce pourrait bientôt être le cas de la Russie. En effet, l’application d’une nouvelle loi visant à “limiter la propagande des valeurs d’occident” pourrait bien faire disparaître tout un tas d’œuvres vidéoludiques dans les mois à venir.
Interdiction de la représentation
Aucun jeu n’est épargné par ces nouvelles mesures de la Russie et la moindre représentation LGBT suffit à mettre le titre en danger. Ainsi, on retrouve une liste avec des titres inattendus comme Assassin’s Creed ou encore Apex Legends qui vient d’introduire sa première légende transgenre (par ailleurs doublée par l’excellente La Briochée, drag queen trans française ayant participé à Drag Race France). Pour l’instant, peu d’informations sont disponibles quant au bannissement prochain de ces jeux, mais ceux-ci souffriront en attendant d’une couverture médiatique restreinte.
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En effet, la loi visant à limiter “la propagande” empêchera la mise en avant livres, films, séries, jeux et toutes autres œuvres culturelles concernées sous peine d’une amende conséquente. Jusqu’à 400 000 roubles (soit 6400 euros) pourront être demandés à tout citoyen faisant l’apologie de ce genre de contenu, le pire restant les possibilités d’emprisonnement. En plus d’être de la discrimination pure et dure, les joueurs russes se retrouvent alors privés de tout un pan culturel et devront se mettre dans des situations dangereuses pour y accéder.