Chaque année, la Terre se rapproche un peu plus de son extinction. Que ce soit lié au changement climatique ou aux diverses guerres qui éclatent dans le monde, la situation de notre planète est de plus en plus critique de jour en jour. Si nous n’avons pas encore atteint le jour du dépassement (heureusement nous ne sommes que fin janvier), l’horloge du jugement dernier vient elle d’avancer de 10 secondes.
Sur l’échelle planétaire, ces 10 secondes sont précieuses. La Doomsday Clock a été construite en 1947 par le Bulletin of the Atomic Scientist, un groupe fondé deux ans plus tôt par Albert Einstein et des scientifiques de l’Université de Chicago. Sur son site, il est inscrit que “l’horloge de l’apocalypse est réglée chaque année par les membre du Bulletin en consultation avec son Conseil de parrainage, qui comprend 10 lauréats du prix Nobel. L’horloge est devenue un indicateur universellement reconnu de la vulnérabilité du monde à une catastrophe mondiale causée par des technologies d’origine humaine.”
La fin est-elle proche ?
Le jour potentiel où l’horloge atteindra minuit, est prétendument le jour où l’humanité s’éteindra. Ce 24 janvier, les scientifiques l’ont avancé jusqu’à atteindre seulement 90 secondes avant les 12 coups de minuit. Depuis sa création, notre heure n’avait jamais été aussi proche ce qui est très inquiétant. C’est lors d’une conférence de presse à Washington que la nouvelle est tombée. Dans un communiqué, le Bulletin explique :
“L’invasion de l’Ukraine par la Russie a accru le risque d’utilisation d’armes nucléaires, fait planer le spectre de l’utilisation d’armes biologiques et chimiques, paralysé la réponse du monde au changement climatique et entravé les efforts internationaux pour faire face à d’autres problèmes mondiaux. […] En cette période de danger mondial sans précédent, une action concertée est nécessaire, et chaque seconde compte.”
Une résolution possible
La guerre européenne qui se trame depuis maintenant presque un an est donc en grande partie à l’origine de la menace d’extinction. Ce conflit a des impacts négatifs sur tous les fronts y compris écologique : “les effets de la guerre ne se limitent pas à une augmentation du danger nucléaire ; ils sapent également les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.”
Quelques solutions sont proposées pour ralentir la tendance, dont le dialogue entre l’OTAN, l’Ukraine et la Russie, mais aussi la possibilité d’un “engagement de principe envers Moscou de la part États-Unis” ou encore la “prise de contact des militaires américains de haut niveau avec la Russie afin de réduire la probabilité d’une erreur de calcul.”