La prochaine génération de l’équipement électronique embarqué des voitures Tesla, connue sous le nom Hardware 4, devrait permettre l’activation complète de la technologie FSD (Full Self-Driving), celle-là même qui doit offrir la conduite automatisée en ville. Autrement dit, la conduite 100 % autonome. Malheureusement, les modèles actuels, qui reposent donc sur Hardware 3, ne pourront pas en profiter.
Elon Musk enterre la promesse du rétrofitting
Tesla leur propose pourtant d’acheter une option « Capacité de conduite entièrement autonome » qui coûte 7.500 euros en France. Une promesse qui va coûter très cher et qui pourrait ne pas être tenue par le constructeur : « Le coût et la difficulté de la rétrocompatibilité du Hardware 3 vers Hardware 4 est assez significatif », a souligné Elon Musk durant la présentation des derniers résultats trimestriels de Tesla. « Je pense donc que ça ne sera pas faisable économiquement », a ajouté le dirigeant.
Lors du passage du Hardware 2.5 au Hardware 3, Tesla avait consenti à une mise à jour matérielle à tous ceux qui avaient acheté l’option FSD. Mais visiblement, le constructeur ne veut pas renouveler cette expérience. Néanmoins, le CEO de Tesla a voulu apaiser les craintes des conducteurs actuels : certes, le Hardware 3 ne sera pas aussi bon que le Hardware 4, mais « je suis convaincu que le Hardware 3 dépassera le niveau de sécurité d’un conducteur lambda ».
Si le Hardware 3 peut se montrer de 200 à 300 % plus sûr que les humains, Hardware 4 affichera un niveau de 500 à 600 %, assure encore Elon Musk. « Ce qui compte vraiment, c’est que nous améliorons la sécurité sur les routes », selon lui. Le message risque quand même de mal passer auprès des conducteurs qui ont acheté l’option et qui doivent se contenter d’une conduite autonome de niveau 2.