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X (Twitter) commence à facturer l’envoi de tweet, encore une raison de passer à Bluesky

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Elon Musk a officialisé l’arrivée d’un abonnement payant pour poster des messages sur X / Twitter. Et cela ne pourrait être que la face cachée de l’iceberg.

Après des semaines de rumeurs insistantes, X, anciennement Twitter a confirmé sa volonté de facturer aux nouveaux utilisateurs leur utilisation de la plateforme. On ne parle pas ici d’un abonnement Twitter Blue, facturé 11€ par mois ou 115€ par an, mais bien d’un abonnement autorisant simplement l’envoi de tweets. Pour le moment en test aux Philippines et en Nouvelle-Zélande, cette formule baptisée “not a bot” pourrait bientôt être déployée à l’international, et concerner — dans un premier temps — tous les nouveaux inscrits de la plateforme, avant peut-être de s’élargir au reste des internautes.

Payer pour Twitter ?

Signalé pour la première fois par le site Fortune, l’abonnement oblige les nouveaux utilisateurs de la plateforme à payer l’équivalent de 1 dollar US par an pour avoir l’autorisation de publier. Objectif de la manœuvre : prouver à l’algorithme leur humanité en passant à la caisse : “Ce nouveau test a été développé pour renforcer nos efforts déjà importants visant à réduire le spam, la manipulation de notre plateforme et l’activité des robots. Cela évaluera une mesure potentiellement puissante pour nous aider à combattre les robots et les spammeurs sur X, tout en équilibrant l’accessibilité de la plateforme avec le petit montant des frais”.

Concrètement, il sera désormais nécessaire de laisser un numéro de téléphone valide et une petite compensation financière. Ceux qui ne paieront pas pourront seulement utiliser l’application en lecture seule, sans la possibilité de publier des messages sur le réseau social d’Elon Musk. La décision ne s’appliquera qu’aux nouvelles recrues.

L’idée avait déjà été lancée lors d’une conversation en direct diffusée au début du mois de septembre sur la plateforme, entre Elon Musk et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. À l’époque, le patron de l’oiseau bleu avait déclaré : “Les abonnements payants se sont avérés être l’une des seules solutions qui fonctionne à grande échelle“. Il faut dire que si le milliardaire américain a maintes fois changé son fusil d’épaule depuis le rachat de Twitter, il n’a jamais faibli sur le sujet des bots, contre lesquels il livre une guerre sans merci.

Bluesky profite du crime

Malgré la somme ridiculement faible qu’il faudra peut-être débourser un jour pour accéder à X / Twitter en France, la nouvelle ne passe pas chez les internautes. Les récentes déclarations d’Elon Musk ont provoqué une nouvelle vague de mécontentement sur son propre réseau social, et le départ massif des utilisateurs sur Bluesky, la plateforme concurrente lancée par Jack Dorsey l’année dernière.

Pour les plus méfiants, cette nouvelle initiative de la part du milliardaire américain cache un problème plus profond : Elon Musk n’a jamais caché sa volonté d’accéder aux coordonnées bancaires de ses utilisateurs et utilisatrices, avec la vision à long terme de transformer X en plateforme multi-usage servant notamment à effectuer des paiements en ligne. À l’époque, il avait été particulièrement contrarié d’apprendre qu’Apple refusait de partager les coordonnées bancaires des utilisateurs d’iPhone à Twitter, même lorsque ces derniers étaient inscrits à Blue. Si tous les internautes étaient contraints d’entrer leur numéro de carte bleue pour accéder à X, l’homme d’affaires verrait son pouvoir commercial encore augmenter.

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