Un avion rempli de dangereux prisonniers. Une escale imprévue pour en récupérer un encore plus vilain, avec entraves intégrales et masque sur la tête. Soudain, ces individus se retrouvent libre et un flic va tout tenter pour les arrêter… Un pitch qui rappellera à beaucoup d’entre nous, biberonnés aux films d’action des années 90, qu’il faut remettre le lapin dans sa boîte si on ne veut pas qu’un Nicolas Cage cheveux longs nous mette des mandales.
The Last Frontier, c’est comme si Les Ailes de l’enfer, chef-d’oeuvre de Simon West de 1997, avait croisé la route de la dernière saison de True Detective pour son décor glacial et ses flics rincés. Et franchement, rien que sur cette idée, on achète les yeux fermés. Cela tombe bien, ça sort sur la plateforme de streaming dès le 10 octobre prochain avec deux épisodes, puis un par semaine sur les dix au total.
Plus sérieusement, on doit cette nouvelle série Apple TV+ à Jon Bokenkamp, celui qui nous aura offert (ou fait subir, selon les goûts) dix saisons de The Blacklist avec l’immense James Spader, et Richard D’Ovidio, responsable du scénario de The Call, thriller avec Halle Berry. Bref, deux bonhommes qui ont l’habitude de la course contre-la-montre et des jeux de manipulation.
En tête d’affiche, Jason Clarke (Zero Dark Thirty, La Planète des singes : l’affrontement, Terminator Genisys) incarne Frank Remnick, un US marshal solitaire de la toundra de l’Alaska. Lorsqu’un avion transportant des prisonniers s’écrase dans une zone reculée, des dizaines de criminels violents s’échappent. Chargé de protéger la ville dont il a promis d’assurer la sécurité, il remet peu à peu en doute l’hypothèse du crash accidentel au profit d’un vaste plan très sophistiqué et aux conséquences dévastatrices. Vous l’aurez compris, le show cherche à nous intellectualiser Les Ailes de l’enfer alors qu’on lui demandait juste un John Malkovich en roue libre.
Une sous-intrigue déjà éventée ?
Aux côtés du Jason, on retrouve du beau monde puisqu’il y aura la présence de la trop rare Haley Bennett (Swallow) en agent de la CIA, Simone Kessell (Yellowjackets) en madame Jason Clarke, Dallas Goldtooth (Echo, Fallout), Tait Blum (For All Mankind), sans oublier une autre grande dame, Alfre Woodard (12 Years A Slave). Et ce n’est pas tout.
Si vous avez regardé la bande-annonce (qui est un peu le sujet de l’article), vous avez compris que le fil rouge principal va être le duel entre Frank Remnick et le mystérieux prisonnier qui ne chante pas « tu tiens le monde dans tes mains ». Pour qu’il soit dissimulé ainsi par la vidéo, il y a fort à parier que son identité sera au cœur du scénario, possiblement avec quelques rebondissements à la clé. Du style, vous vous souvenez du charmant monsieur au bar ? C’était lui depuis le début ! (On abuse un peu, mais peut-être pas tant que ça, allez savoir). Sauf que.
À partir de là, on va peut-être spoiler un élément, pourtant rendu officiel. Donc si vous ne vous êtes pas encore renseignés sur le casting de The Last Frontier et que vous ne comptez pas le faire, n’allez pas plus loin.

Au générique affiché, il y a un nom majeur qui n’apparaît pourtant pas dans la bande-annonce. Dominic West (Preacher). Et si on l’avait vu ? Par exemple… sous un masque ? Alors, on est conscients qu’il y a un monde où on se trompe, néanmoins, cela paraît étonnant de ne pas le voir pendant ces deux minutes alors qu’un affrontement Jason Clarke / Dominic West paraît si vendeur sur le papier. Il y a de grandes chances que l’on s’attaque au visionnage de la série rien que pour pouvoir constater qu’on avait raison et que la promotion du show s’est sabordée elle-même. Même si on espère avoir tort, pour le bien du récit de The Last Frontier.
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