Un mois après le début de l’affaire des 34 employés licenciés par Rockstar, la polémique ne cesse de prendre de l’ampleur. Après la diffusion des premières preuves, qui penchent clairement en faveur des employés et du syndicat de l’IWGB, c’est au tour du parlement britannique avec plusieurs politiciens écossais de s’emparer de l’affaire. Devant le silence pesant de Rockstar, le parlement souhaite prendre des mesures.
GTA 6 : une développement dans le chaos le plus total ?

Rappel des faits :
- Fin octobre, Rockstar licencie 34 employés pour faute grave
- Début novembre, le syndicat de l’IWGB dénonce des licenciements abusifs
- Début novembre, Rockstar maintient sa version, confirme et assume les licenciements
- Début novembre, les 34 employés licenciés et l’IWGB appellent à des manifestations pour faire pression
- Mi-novembre, l’IWGB dépose plainte contre Rockstar
- Mi-novembre, une lettre ouverte de 200 employés de Rockstar demande à l’employeur la réintégration des personnes licenciées
- Mi-Novembre, de nombreuses manifestations sont organisées devant les locaux de Rockstar/Take Two à Londres, Paris et Édimbourg
- Mi-Novembre, les premiers messages Discord sont publiés. Des preuves qui penchent en faveur des licenciés et de l’IWGB.
- Fin-Novembre, le parlement britannique commence à se pencher sur l’affaire.
La situation commence clairement à devenir hors de contrôle autour de Rockstar et du développement de GTA 6. Si, jusqu’à maintenant, nous étions forcés de patienter pour voir comment les choses allaient évoluer, depuis quelques jours, nous sommes clairement dans une situation de crise. Les premiers messages Discord qui sont au centre de cette polémique ont été diffusés et ils prouvent qu’aucune faute grave n’a été réalisée par les employés licenciés.
La thèse du licenciement abusif semble donc se valider. Pourtant, Rockstar et Take Two continuent de rester silencieux. Si bien, que c’est le parlement britannique qui commence à s’impatienter. La semaine dernière, la députée d’Édimbourg Ouest, Christine Jardine, dénonçait les agissements de Rockstar. Cette dernière affirmait avoir envoyé une lettre à l’entreprise qui n’avait toujours pas répondu.
En parallèle, le député et chef de la Chambre des communes, Alan Campbell, réagissait aux propos de Christine Jardine en reconnaissant l’importance de l’industrie du jeu vidéo pour le Royaume-Uni, ainsi que celle des droits au travail. Il a ensuite confirmé qu’il allait en discuter avec les ministres concernés afin qu’ils prennent des mesures pour la résoudre.
Il y a quelques heures, le média Rockstar Mag’ a relayé les derniers faits autour de cette affaire. C’est désormais les politiciens du parlement écossais qui commencent à déposer des motions en faveur des employés et contre Rockstar. À commencer par Dan Heap, le conseiller du Parti vert écossais et membre du conseil municipal d’Édimbourg.
Ce dernier a déposé une première motion pour que la question des licenciements chez Rockstar soit débattue et que des mesures soient prises pour aider les personnes touchées. Cette motion comprend l’envoie d’un courrier à Rockstar, pour demander à l’entreprise de s’exprimer et se justifier. Puis, elle vise à encourager le conseil municipal d’Édimbourg à soutenir les employés licenciés, de leur apporter une aide financière et de les informer de leurs droits sociaux. Rappelons que parmi les employés licenciés, certains disposaient d’un VISA de travail et sont sur le point de se retrouver en situation illégale sur le territoire britannique, à quelques semaines de Noël.
Chris Law, le député du Parti national écossais (SNP) pour Dundee central, a également déposé une motion en faveur des employés licenciés la semaine dernière, suite aux propos de Christine Jardine et Alan Campbell.
Ces motions devraient être étudiées la semaine prochaine. Si, pour le moment, l’affaire ne dépasse pas le cadre du parlement écossais, elle pourrait bien prendre encore plus d’ampleur dans les prochains jours.
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