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Robotique : Xavier Niel investit chez le français UMA pour rattraper Tesla et la Chine

Le fondateur de Free vient d’investir dans UMA, une toute jeune start-up française spécialisée dans la robotique.

Xavier Niel, Guillaume Lample, fondateur de Mistral AI ou encore Yann LeCun, en charge de l’IA chez Meta, voilà des noms qui sonnent bon la tech tricolore. Les trois hommes viennent de s’associer en tant qu’investisseur dans une même entreprise : UMA (Universal Mechanical Assistant).

Derrière ces trois lettres se cache une ambition. Devenir le géant de la robotique intelligente en Europe. Alors que Tesla tente de remplir ce rôle de l’autre côté de l’Atlantique, que Xpeng paraît très en avance en Chine, le vieux continent manque encore de sociétés dans ce domaine.

UMA : des bases solides ?

Du moins c’était le cas jusqu’en septembre de cette année, date de fondation d’UMA. Si les investisseurs sont des pointures dans leur domaine, les fondateurs de ce projet sont eux aussi des visages assez connus du paysage tech.

Tout en haut de l’organigramme on retrouve Rémi Cadene. L’actuel CEO et co-fondateur occupait un poste de « principal research scientist » chez Hugging Face, une plateforme d’IA générative. Avant cela il avait notamment travaillé … chez Tesla.

À ses côtés, le CV de Simon Alibert est loin de faire tâche. Lui aussi nous vient de Hugging Face ou il a travaillé un peu moins de 18 mois selon son compte Linkedin. Enfin, le troisième co-fondateur Pierre Sermanet a passé plus de 10 ans chez Google. En 2023 il avait rejoint la branche DeepMind, spécialisée dans l’IA.

Les robots humanoïdes : le futur c’est eux ?

Hollywood l’a prédit depuis des années, notre futur sera fait de robots humanoïdes jouant le rôle de serviteur. Ils pourront faire nos tâches ménagères, aider à l’éducation des enfants ou encore nous divertir.

Mais au delà du simple rêve (ou cauchemar) offert par le cinéma, cette réalité pourrait s’imposer à nous très prochainement. Plusieurs entreprises de premier ordre développent des prototypes. Tesla mais aussi Google et Apple seraient plus ou moins avancés sur le sujet.

De l’autre côté de la planète, l’entreprise Xpeng, très proche de l’État chinois, semble avoir une longueur d’avance. Il faut dire que les récents progrès en matière d’intelligence artificielle et de robotique (merci OpenAI et Boston Dynamics) ont ouvert les portes à la robotique intelligente.

Elle paraît la suite logique pour ces deux technologies. L’IA aussi puissante soit-elle aura besoin de se matérialiser. OpenAI ne s’en cache pas et la maison mère de ChatGPT travaille déjà sur un produit « révolutionnaire ». Pour y arriver elle a embauché nul autre que l designer légendaire d’Apple, Jony Ive, vu par beaucoup comme le père de l’iPhone.

De l’autre côté la robotique ne peut pas se limiter à des actions prédéfinis ou télécommandés. Les robots humanoïdes de Tesla ont l’ambition d’être autonome. Nous en sommes encore loins, mais les progrès peuvent être rapide dans cet univers en mouvement constant.

Une chose est sûre, l’Europe dispose aujourd’hui de sa solution pour développer cette technologie, de façon souveraine. Il faudra maintenant surveiller le développement de cette start-up, ses progrès mais aussi (et surtout) le niveau de soutien accordé par Paris et Bruxelles dans cette aventure.

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