Retirer les freins d’une voiture. S’il y a bien une idée qui paraît très bête au premier abord, c’est celle là. Pourtant Mercedes y pense très sérieusement. Le constructeur allemand assure qu’une voiture sans freins serait beaucoup plus légère et maniable, mais pas plus dangereuse.
Les derniers tests menés par sa filiale Yasa vont dans ce sens. Elle a réussi à mettre au point un bloc moteur électrique révolutionnaire. Malgré un poids ultra limité, 12,7 kilogramme, ce moteur axial est capable de délivrer une puissance en pic de 1006 chevaux. C’est mieux qu’une Formule 1. Même en comparaison aux autres moteurs électriques prototypes les plus puissants, ce bloc explose tous les records connus.
Les moteurs-roue : la technologie de demain ?

Cet exploit repose sur une technologie, connue depuis des décennies : les moteurs-roues. Popularisé par Ferdinand Porsche en 1899, ce moteur est directement incorporé à la roue. Il propulse ainsi le véhicule en agissant directement sur la roue. La NASA a utilisé cette technologie pour ses rovers lunaires lors des missions Apollo afin de leur offrir 4 roues indépendantes et motrices.
L’industrie automobile moderne a depuis longtemps abandonné cette technologie, jugée trop lourde et assez peu performante. Du moins jusqu’aux récents exploits de Yasa. Le retour en force du moteur-roue ouvre surtout une autre perspective : celle des voitures électriques sans système de freinage actif.
Des voitures électriques sans freins ?

Proposer une voiture sans frein, on croirait lire un article du 1er avril. Pourtant plusieurs constructeurs travaillent sur cette technologie. La nouvelle Twingo, présentée par Renault il y a peu, dispose d’un mode «One Pedal ». Lever votre pied de l’accélérateur ralentit la voiture. L’énergie générée par cette décélération est récupérée par la batterie, augmentant l’autonomie.
Mercedes pourrait aller encore plus loin en intégrant cette technologie dans ses voitures électriques. Avec un moteur aussi puissant, Yasa se it capable d’offrir une capacité de régénération si élevée qu’elle peut théoriquement remplacer le système de freinage traditionnel. Adieu nos plaquettes et disques de frein, ainsi que la deuxième pédale de nos voitures.
Une innovation qui aurait de nombreux bienfaits. Une voiture sans freins demande moins d’entretien, la récupération d’énergie permet d’augmenter l’autonomie de l’automobile, et du côté des ingénieurs, ils disposent de plus de place et de poids pour remplacer les systèmes de freins traditionnels par d’autres éléments.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.