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Comme dans Star Wars, la NASA veut construire des droïdes pour aller dans l’espace

La NASA prépare son retour sur la Lune, alors pour mettre toutes les chances de son côté, elle voudrait construire des droïdes.

La NASA franchit une nouvelle étape dans son ambitieux programme de voyage vers la Lune : Artemis. En plus d’envoyer des Hommes à la surface de notre satellite, une première depuis 50 ans, elle veut y établir une présence pérenne. Pour y arriver, elle compte déployer un véhicule robotisé autonome dès Artemis IV.

Cet appareil serait capable d’opérer à côté des astronautes sur la surface de la Lune. Baptisé MAPP pour Mobile Autonomous Prospecting Platform, ce robot a été développé par la société américaine Lunar Outpost, déjà impliquée dans le projet MOXIE du rover Perseverance sur Mars.

Ce rover de nouvelle génération devrait quitter la Terre à bord de la mission Artemis IV. Il devra notamment aider les astronautes à renforcer les infrastructures construites par Artemis III à la surface de la Lune, au niveau du Pôle Sud. Cette région, très stratégique renferme d’importantes quantités de glace d’eau.

Un calendrier chargé

Du côté de la NASA, le temps presse. Artemis II devrait quitter la Terre en février 2026. Ce sera la dernière mission de reconnaissance. Une répétition générale avant que l’Homme ne vienne poser le pied sur la Lune. Avec cette mission habitée, la première qui quittera l’orbite basse terrestre depuis 1972, la NASA espère allumer tous les signaux au vert en vue d’une descente sur la Lune en 2027 avec Artemis III.

Si ces deux missions sont des réussites, Artemis IV pourrait rapidement être lancée. Pour l’heure le calendrier est encore à prendre au conditionnel mais si toutes les étoiles s’alignent pour la NASA, le rover MAPP pourrait faire ses premiers tours de roue dans le régolithe lunaire avant l’été 2028.

Nasa Rover Lune Mapp
© NASA

Une fois en place, le rover sera chargé d’analyser la poussière lunaire pour mieux comprendre sa composition. C’est l’ennemi numéro 1 de la NASA dans ces missions Artemis. Très abrasive et volatile, cette poussière peut s’infiltrer partout et causer de lourds dégâts.

Elle présente un véritable défi technique pour la NASA qui devra apprendre à vivre avec et trouver des solutions pour s’en débarrasser le plus facilement possible. MAPP aura donc un rôle très important à jouer pendant les quelques mois de sa mission.

Il pourrait être rejoint sur place par notre Thomas Pesquet national. L’astronaute né à Rouen est en effet présenti pour occuper le siège français disponible lors d’une des missions lunaires de la NASA. Nous avons récemment appris que l’Europe bénéficiait de trois places pour « prendre la direction de la Lune ». Si le premier siège est réservé pour un astronaute allemand, le second sera lui offert à la France.

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