Si vous en avez la possibilité, vous avez sûrement déjà été tenté par le drive ou la livraison pour faire vos courses. Il faut dire que le principe est alléchant : plutôt que de passer une heure en pleine heure de pointe à déambuler dans les rayons, vous faites directement vos courses depuis votre smartphone, avant de payer en ligne. Il ne vous reste ensuite plus qu’à attendre qu’on vous livre sur le pas de votre porte, ou à prendre votre voiture pour récupérer votre commandes en quelques minutes.
Il y a quelques années, opter pour ces faciliter d’usage représentait un coût certain. Sauf que l’inflation alimentaire est passée par là, que tout à augmenté, ou presque. Selon une étude menée par l’UFC-Que Choisir sur 1300 points de vente, le prix en drive et en magasin physique ne changerait que très peu, avec une variation inférieure à 1%.
Pas de surtaxe sur le drive malgré la logistique
Le drive engendre des frais conséquents : préparation de commandes, zones dédiées, personnel spécifique. Pourtant, les enseignes semblent avoir réussi à éviter la répercussion tarifaire, pour s’aligner sur leurs prix habituels. La plupart du temps, note l’UFC, cette harmonisation est due aux comparateurs de prix en ligne, qui forcent à l’égalité tarifaire pour rester attractifs face à la concurrence.
À cela, il faut aussi ajouter plusieurs avantages en faveur du drive et de la livraison : faire les courses depuis votre smartphone vous oblige à vous concentrer sur ce dont vous avez vraiment besoin, sans avoir la possibilité de déambuler par hasard au rayon bonbons. Résultat : vos courses sont davantage maitrisées, et vous cédez moins aux achat d’impulsion. Enfin, vous gagnez du temps. C’est logique, mais faire ses courses depuis son canapé vous évite d’avoir à sortir, et vous permet aussi de vérifier en direct ce dont vous manquez.
Pourquoi on paie plus cher alors ?
Si le panier moyen d’un drive ou d’une livraison est effectivement plus élevé, ce n’est donc pas à cause des prix en eux-mêmes, mais plutôt de nos habitudes de consommation. Sur internet, il est plus facile de commander de grosses quantités, car ce n’est pas à nous d’assurer la logistique de transport. Il n’est donc pas rare d’en profiter pour prendre trois packs de lait, pour réserver les plus petites courses en magasins aux achats moins lourds et moins volumineux. De facto, vous faites les courses moins souvent.
Concernant la livraison, le principal contre-argument réside dans les frais de transport. Sauf que là encore, tout dépend de nos habitudes : les frais sont généralement fixes (et élevés) en dessous d’un certain montant, mais deviennent très souvent gratuit dès lors qu’on dépasse les 150€ (parfois moins en fonction des enseignes). Si vous optez pour de grosses courses qui vous tiendront plusieurs semaines, la somme est vite dépassée, et vous avez tout à y gagner. Encore faut-il résider dans un zone éligible.
Et sur le plan écologique ?
Parce qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie. Sur ce point, plusieurs critères entrent viennent peser dans la balance : les supermarchés nécessitent une maintenance énergétique certaine, là ou le drive et la livraison se contente d’entrepôts. Dans le cas d’un trajet en voiture, drive et shopping classique jouent des coudes, à moins que vous ne décidiez d’aller faire vos courses en vélo ou en transports en commun. Dans le cas de la livraison, le trajet en voiture est à prendre en compte, mais il est mutualisé entre plusieurs clients, ce qui allège l’empreinte carbone et le nombre de véhicules sur les routes.
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