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SpaceX et Starlink ont un gros problème : il s’appelle Amazon Leo

SpaceX tire une grosse partie de ses revenus de Starlink, mais avec la montée en puissance d’Amazon Leo, ce modèle économique est menacée.

SpaceX va devoir revoir son business model ? L’entreprise d’Elon Musk ne semble plus avoir le choix. Alors qu’elle tire aujourd’hui une grande partie de ses revenus de ses abonnements à Starlink (offrant une connexion à internet par satellite), voilà que l’émergence d’un concurrent comme Amazon Leo vient rebattre les cartes.

Longtemps seul sur le marché de l’internet par satellite, Starlink a pu mettre en place une tarification premium. L’entreprise visait surtout les régions isolées ou les personnes nomades (avec une offre pour bateau, camping-car et autres vans aménagés). Mais aujourd’hui, elle est forcée de revoir ses plans.

Starlink a considérablement baissé ses coûts ces dernières semaines pour pouvoir séduire des clients urbains, traditionnellement acquis aux fournisseurs d’accès à internet classique (Orange, Free, Bouygues ou SFR en France). En voulant faire concurrence à ces acteurs historiques, Starlink s’ouvre la voie vers des millions de nouveaux clients potentiels. Une diversification obligatoire alors qu’Amazon Leo pourrait faire passer la constellation et l’offre d’Elon Musk pour un projet de fin d’études.

Amazon Leo : les prémices d’un géant

SpaceX le sait, son offre Starlink, aussi performante soit-elle, n’est pas de taille pour lutter contre le géant Amazon. Aujourd’hui SpaceX dispose de 9 400 satellites en orbite. À terme, la société voudrait stabiliser sa constellation autour de 15 000 appareils. Amazon de son côté n’a pour le moment envoyé que 200 terminaux autour de la Terre, mais elle a déjà reçu les autorisations nécessaires pour monter à 7000 satellites au-dessus de nos têtes. 

Avec une telle constellation, Amazon promet une connexion exceptionnelle avec des vitesses de chargement comparable à la fibre optique. Sur son site internet, le géant de l’e-commerce parle d’une bande passante atteignant les 1 Gb/s. Starlink aujourd’hui promet 350 Mb/s, dans le meilleur des mondes.

Une course contre la montre

Mais la vitesse de connexion n’est même pas l’argument numéro 1 d’Amazon. La société compte surtout profiter de son ancrage fort dans le paysage commercial mondial. Tout le monde connaît Amazon, des millions de personnes sont déjà abonnées à Prime. Une base de clients dont l’entreprise compte bien se servir pour développer son réseau Leo.

Starlink de son côté ne dispose pas de ces utilisateurs pour servir de « levier » et permettre à son service de décoller. L’entreprise ne dispose pas non plus des capacités logistiques titanesques d’Amazon. Sur ces deux points, Starlink est nettement en retard.

Lire aussi : La Chine veut contrer Starlink avec 200 000 satellites en orbite

Elle doit donc réussir à convertir un maximum de personnes pour avoir une clientèle solide le jour où la constellation d’Amazon Leo sera prête et active. Une véritable course contre la montre que se livrent deux géants de l’industrie, en dépit de toute considération pour la pollution spatiale et orbitale engendrée par cette course à l’orbite.

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