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Claude Guillemot, l’un des pères d’Ubisoft, est décédé dans un accident

Ubisoft et le monde du jeu vidéo sont en deuil. Claude Guillemot, l’un des frères fondateurs du studio français, est tragiquement décédé dans un accident d’avion vendredi dernier.

C’est une triste date pour l’histoire de l’industrie du jeu vidéo français. Claude Guillemot, l’un des cinq frères bretons à l’origine d’Ubisoft dans les années 80, est mort dans un accident d’avion près de La Baule, en Loire-Atlantique. Il avait 69 ans.

Les circonstances du crash survenu vendredi en fin d’après-midi vers 17 h sont encore inconnues et une enquête est en cours. Néanmoins, aucun des deux passagers du Cessna n’a survécu. L’avion se rendait à la première édition d’un rassemblement d’aviation ce week-end, le Fly’in La Baule. Dans un communiqué officiel, Ubisoft a fait part de sa tristesse et adresse ses pensées à la famille et aux proches de Claude Guillemot, sans faire de commentaires supplémentaires. On se doute que personne n’a voulu s’exprimer à chaud sur une disparition qui touche profondément la direction actuelle, encore composée des autres membres de la fratrie Guillemot.

Le cofondateur était l’aîné des cinq frères Guillemot qui ont transformé une petite entreprise agricole bretonne en géant mondial du jeu vidéo. Claude siégeait, en compagnie de la fratrie, au conseil d’administration d’Ubisoft et il venait récemment de léguer sa propre société, Guillemot Corporation, connue pour des marques comme Hercules et Thrustmaster, à son fils, Valentin. À noter que les quatre frères de Claude, Yves, Michel, Christian et Gérard, ont toujours des fonctions opérationnelles chez Ubisoft et Yves en est l’actuel PDG.

Ubisoft en crise

Ce décès intervient alors que le studio traverse une crise profonde. Non seulement plusieurs restructurations (entendez licenciement économique) ont eu lieu ces dernières années, mais les chiffres ne sont pas au beau fixe avec une perte de plus d’un milliard sur le dernier exercice (1,3 milliard pour être précis, un triste record). Cela fait un moment qu’Ubisoft n’a pas produit de jeux qui ont été des cartons absolus hormis leurs classiques comme la saga Assassin’s Creed – dont il s’excusait récemment pour le dernier opus sorti.

Tous les regards se tournent alors vers le retour des licences fortes pour tenter de redorer le blason de la marque Ubisoft avec notamment un Rayman en préparation et l’arrivée du très attendu Assassin’s Creed Black Flag Resynced. Mais la situation précaire de l’entreprise française semble empêcher le développement avancé d’autres titres pourtant fortement désirés par la communauté, comme le prochain Splinter Cell ou un Far Cry 7. Une situation qui laisse de plus en plus envisager un recours à une privatisation de l’entreprise, bien que les Guillemot soient absolument opposés à cette idée.

 

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