Depuis bientôt vingt ans (Iron Man est sorti en 2008), le MCU nous a éduqués à un fait que l’on pense établi : la scène post-générique, garante d’une petite blague supplémentaire et/ou d’un aperçu de ce qui nous attend pour la suite. Au point d’être désormais moqué lorsque Marvel lance ce genre de séquence et que le succès du long-métrage n’est pas au rendez-vous, assurant presque d’enterrer ce teasing qui resterait lettre morte. Petite pensée pour Harry Styles à la fin des Éternels.
Sauf que contrairement à ce que l’on croit être vrai, tous les films de super-héros n’ont pas eu droit à cette fameuse séquence, ou double-séquence, surtout chez la concurrence. L’absence est rare, mais reste une possibilité. Possibilité d’autant plus forte chez DC depuis que James Gunn et Peter Safran ont relancé la machine, avec l’envie du premier de ne pas faire comme les voisins, finalement devenus trop dépendants des scènes post-générique.
C’est ainsi que son Superman préférait dévoiler la première apparition de Milly Alcock en Supergirl dans l’épilogue du film et non au milieu du générique comme nous étions nombreux à le penser. Le teasing de la suite était intégré dans le récit et non un simple « bonus ». Ce qui ne l’a pas empêché de faire deux scènes post-générique, l’une avec Krypto sur la lune et l’autre avec MR. Terrific. Néanmoins, il avait tenu parole, ces deux morceaux n’étaient réellement que du contenu dispensable. Qu’en est-il de Supergirl, aujourd’hui dans nos salles (et vous pouvez retrouver notre critique) ?
Supergirl et puis s’en va
Tout comme son cousin, Supergirl annonce la couleur dans sa dernière scène où elle retrouve Kal-El/Clark dans son appartement, pour lui annoncer qu’elle comptait bien rester à Metropolis. Une façon de confirmer sa présence dans Superman 2 : Man of Tomorrow ? On a peu de doutes sur le sujet, Brainiac étant lié, selon les récits, à la destruction de Krypton et à Argo.

Toutefois, inutile d’aller plus loin. Supergirl ne comporte aucune scène post-générique, ni au milieu, ni à la toute fin du bandeau déroulant. Les lumières se rallument sans petite séquence humoristique, comme pour valider les propos de Gunn sur cette habitude qu’il ne fallait pas prendre avec le DCU. Si lui avait envie de se faire plaisir sur Superman, ce n’est pas le cas de Craig Gillespie sur Supergirl.
Dans un sens, le long-métrage perd également l’occasion de faire un ultime clin d’œil au comics qu’il adapte, Woman of Tomorrow, qui se terminait sur une ellipse et les retrouvailles entre Kara et Ruthye avec un point final sur la quête de vengeance de cette dernière.
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