La résistance s’organise. Face aux blockbusters américains, propositions de tous les superlatifs, la France se lance aussi le pari de réaliser des fresques cinématographiques ambitieuses. Le Comte de Monte-Cristo, Les Trois Mousquetaires ou encore La Bataille de Gaulle, Pathé investit beaucoup dans la création de “blockbusters à la française”. Si les aventures d’Edmond Dantès ont rencontré un succès certains, on ne peut pas franchement en dire de même des deux autres sagas. StudioCanal veut jouer des coudes avec l’exploitant de salles et s’attaque à l’un des textes les plus célèbres de la littérature française, maintes fois adapté dans l’Hexagone et outre-Atlantique.
Les Misérables de Victor Hugo revient sur le grand écran, avec Vincent Lindon, Tahar Rahim et Camille Cottin en tête d’affiche. Benjamin Laverne, Noémie Merlant, Vassili Schneider, Megan Northam et Marie Colomb s’ajoutent à cette prestigieuse distribution. Derrière la caméra, Canal recrute un habitué des fresques historiques en la personne de Fred Cavayé. Le réalisateur a notamment signé le drame sur la Seconde Guerre mondiale Adieu Monsieur Haffmann ainsi que la comédie Les Chèvres en 2024. Il se trouve ici face à une tâche autrement difficile : adapter l’une des histoires les plus tragiques jamais écrites.
Au cinéma le 14 octobre
Les Misérables suit Jean Valjean (Lindon), emprisonné pendant 19 ans pour avoir volé du pain. Après ces deux décennies de bagnes, il décide de changer de vie et de faire le bien autour de lui. Sous une fausse identité, il devient un notable respecté de tous. Il vient en aide à Fantine (Merlant), une ouvrière mourante et promet de sauver sa fille Cosette des griffes des cruels Thénardier (Laverne et Cottin). Mais son passé va le rattraper lorsque Javert (Rahim), policier implacable, le traque sans relâche.
Studio Canal distribue le film qui a été coproduit avec TF1 Films Production, Canal+ et Netflix. Le film est prévu pour l’automne prochain au cinéma, le 14 octobre précisément. Initialement promis à une sortie en décembre 2026, le film a été avancé de deux mois pour éviter la concurrence avec les blockbusters américains Dune : Troisième partie et Avengers : Doomsday. Reste à voir désormais si le projet parviendra à surpasser les résultats du Comte de Monte-Cristo, devenu une référence pour les blockbusters hexagonaux. Pour rappel, le film porté par Pierre Niney avait attiré plus de 9,4 millions de spectateurs rien qu’en France.
Rappelons aussi que SND travaille sur l’adaptation du Fantôme de l’Opéra, lui prévu pour le 28 octobre prochain. Plus que jamais, l’industrie française veut renouer avec les divertissements d’envergure. Le public sera-t-il au rendez-vous ?
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