On arrive en période de Noël et qui dit sapin, guirlande et cadeaux dit… un bon thriller d’action sur Netflix ! Oui, ça n’a presque aucun rapport. Presque. Parce qu’aujourd’hui, on s’intéresse à un film réalisé par Jaume Collet-Serra et que le cinéaste a signé, plus tôt dans l’année, Carry-On sur Netflix, un thriller d’action plutôt bien tenu qui se déroulait… en période des fêtes hivernales ! De plus, l’acteur principal de notre sujet a été l’une des stars de Love Actually, également film de Noël. Les mauvaises langues diront que cette introduction est un peu capillotractée, mais qui pourra nous stopper ?

Non-Stop est donc un film de Collet-Serra, réalisateur bientôt à la barre d’un remake du génial Cliffhanger (si si, il est génial) et à qui on doit l’oeuvre qui devait bouleverser les rapports de force dans feu DC, Black Adam. Il a également une flopée de métrages avec Liam Neeson à son actif, comme Sans Identité, Night Run et, en 2014, Non-Stop justement ! Tout est lié, on vous dit. Un film vieux de plus de dix ans qui accède actuellement au Top 10 Netflix, parce qu’il n’y a pas de mal à vouloir esquiver les romances de Noël. Mais est-il vraiment mieux que ces dernières ?
L’histoire de Non-Stop
Bill Marks est un Air Marshal (ou un marshal de l’air en français moins classe) dont le job consiste à se déguiser en passager pour protéger les vols de n’importe quelle menace. Expérimenté, il prend place à bord d’un avion New York – Londres, embarquant avec lui ses démons, ses traumas et sa bouteille d’alcool. Flingué par un drame personnel, il est sur la pente raide.

Au beau milieu du voyage, il reçoit un SMS d’un inconnu à bord, exigeant 150 millions de dollars, sinon l’un des deux cents passagers mourra toutes les vingt minutes. Une course contre-la-montre s’engage pour tenter de sauver les voyageurs tout en localisant le responsable.
Y a-t-il un flic dans l’avion ?
Si Liam Neeson a cassé un peu son image d’Action Man vieillissant avec le récent remake de Y a-t-il un flic, l’acteur – qu’on apprécie beaucoup au demeurant – a connu / connaît une longue traversée de plomb dans ses choix de carrière depuis l’immense succès de Taken en 2008. Pour le dire simplement, la seule chose qui démarque ses projets de ceux d’un Jason Statham, ce sont les cheveux. De films en salles à des productions SVOD ou des Direct-to-Vidéo, il incarne toujours ce mec abîmé par la vie qui veut couler des jours tranquilles jusqu’à ce qu’on l’oblige à sortir les flingues. Non-Stop est un digne représentant de cette période.
La bonne nouvelle, c’est que cela permet à l’acteur d’aborder ces rôles avec un certain automatisme le rendant efficace dans n’importe quel environnement. Alors l’envoyer dans un avion en plein ciel avec un flingue, des clopes, une bouteille de Whisky et une menace terroriste, il pourrait presque appeler ça un jeudi. Cerise sur le gâteau, on l’assoit à côté d’une Julianne Moore qui a manifestement un loyer à payer, tant elle ne brillera pas du film.

On s’en amuse, mais il faut reconnaître que Non-Stop est hautement appréciable pour qui se laissera bercer par le scénario de John W. Richardson, Chris Roach et Ryan Engle, écrit comme une ritournelle composée d’une fausse piste, d’une séquence d’action, d’un rebondissement et d’une révélation. Le long-métrage est pensé pour ne jamais nous laisser une minute de réflexion sur le qui, le pourquoi et le comment, afin de suivre à la lettre le rythme dicté. À ce titre, il faut bien avouer que ça fonctionne puisque les minutes défilent sans qu’on ressente vraiment le temps passé. Vous voulez du thriller d’action où l’on ne s’ennuie pas ? Ce Speed en moins fun nous offre ce qu’on l’on pouvait attendre.
Un film qui aurait dû stopper plus tôt.
Bien évidemment, cela nécessite l’existence d’une forme de contrat entre le film et le spectateur. Le premier s’assure d’occuper l’attention, tandis que le second accepte de ne pas regarder le récit de trop près. Car dans le cas contraire, le Jenga s’écroule dès la première pièce enlevée, à l’instant où l’on se penche sur tout ce qui ne colle pas d’une révélation à l’autre, ou plutôt d’une facilité à l’autre. Car le scénario évite évidemment de répondre à certaines questions essentielles à une bonne intrigue en passant rapidement à un autre événement. Pas folle la guêpe.
Une stratégie qui fonctionne, du moins dans ses deux premiers tiers. Une fois le dernier acte entamé, on a la sensation que toute l’équipe est fière de son travail et qu’elle peut se relâcher. Soudain, on fait face à une sorte de lâcher de chevaux avec des scènes et des révélations qui n’ont définitivement plus aucun sens, à part pour le seul principe de ne pas l’avoir vu venir. Ce qui est effectivement le cas, puisqu’il était difficile d’imaginer le bordel. Et que dire de ce pseudo message sur les traumatismes du 11 septembre et leurs conséquences, symptomatique d’un film qui se cherchait surtout un prétexte davantage qu’une raison d’exister.
En définitif, Non-Stop a beau être un peu bêta, il n’est pas méchant pour autant et parvient à tenir son public presque jusqu’à la fin. Dans la longue liste des projets foireux de Liam Neeson, on a vu pire. Sur Netflix aussi. Et puis c’est ça, ou le récit de Carol, cette working girl new-yorkaise retournant dans sa petite ville natale, et qui y rencontre Joey, un menuisier père de famille cherchant à surmonter la mort de sa femme.
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