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Test Flash : Toshiba Excite Write (AT10PE-A-105)

Notre avis
5 / 10
Ordinateurs

Par Jerome le

Après quelques tablettes relativement décevantes, Toshiba a des ambitions pour l’année 2014. Cela passera par une montée en gamme, en optant pour des solutions performantes. On avait déjà pu entrevoir la chose lors de l’IFA avec la Encore fonctionnant sous Windows 8, avec un processeur Intel et format 8 pouces.

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Avec sa Excite Write, Toshiba a fait tout le contraire : Android, Nivdia Tegra 4 et format 10 pouces. La tablette est également proposée avec une housse clavier qui viendra protéger un écran affichant du 2560 x 1600 ainsi qu’un petit stylet pour la prise de note et 32 Go sont dédiés au stockage. L’ensemble vous coûtera 499 euros.

Bref du bon en théorie, quid de la pratique ?

Design et finition

La marque a proposé par le passé des tablettes avec des finitions en aluminium, elle fait l’impasse sur ce modèle en optant pour du plastique sculpté imitation alu. C’est un peu cheap et on pourrait en attendre plus de Toshiba, surtout quand on a vu de quoi Asus était capable avec la TF701T, vendue au même prix et que nous testions récemment. Du coup, le sentiment de produit premium en prend un coup.

Le reste est très classique, avec les boutons de veille et de volume sur les tranches et une façade toute noire, à l’exception de logos Toshiba et Harman/Kardon qui s’occupe de la partie audio, avec les haut-parleurs situés au dos de la machine.  Les boutons de navigation sont directement intégrés dans l’OS.

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Il faut aussi noter la présence d’un cache “qui ne tient qu’à un fil” pour les ports Micro SD, Micro HDMI et Micro-USB. C’est sur cette même tranche que l’on trouve le connecteur électrique et la prise jack. L’ensemble tient la route, mais semble tout de même un peu juste compte tenu du prix.

Écran et Performances et autonomie

Si Toshiba n’a pas choisi les matériaux, la marque a en revanche opté pour des composants haut de gamme. Cela commence par un bel écran IPS – offrant des bons angles de visions donc – affichant une définition de 2560 x 1600 (ou 1504 “utiles” à cause des boutons de navigation) sur 10,1 pouces, ce qui donne une résolution d’environ 300 ppi. Un bel affichage parachevé par un étalonnage assez juste.

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Le processeur est également à la hauteur avec une Nvidia Tegra 4 quad-core cadencée à 1,9 GHz épaulée par 2 Go de RAM. Les performances sont au rendez-vous, aussi bien dans les benchs qu’en jeux. C’est un peu moins le cas à l’usage. Nous avons noté quelques lag pendant notre utilisation, surtout avec les applications made in Toshiba qui manquent donc, a priori, d’optimisation.

On note également un dégagement de chaleur notable après une session d’utilisation, quand bien même elle ne serait pas particulièrement intense. Un souci que nous avions déjà noté sur la tablette d’Asus embarquant également une Tegra 4. Cela se ressent un peu plus sur l’Excite Write, certainement à cause de la coque en plastique qui dissipe moins bien la chaleur que l’aluminium. Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais inquiétant.

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C’est moins le cas concernant l’autonomie qui est, pour le coup, assez décevante. Avec sa batterie de 4500 mAh, la tablette peine à dépasser les 5 heures d’utilisation plus ou moins intensive, et ne comptez pas dépasser les 7 heures avec une utilisation modérée. Dommage, d’autant plus qu’elle ne pourra pas s’appuyer sur le clavier pour booster sa durée de vie.

Utilisation, clavier et stylet

Proposée avec une housse-clavier Bluetooth et un stylet, l’Excite Write se veut assez polyvalente. Des accessoires en guise de bras tendu vers les utilisateurs qui ne souhaitent pas se contenter de consommer du contenu. Une tendance initiée par Samsung et sa série “Note” et par de nombreux autres fabricants qui couplent de plus en plus souvent les claviers à leurs ardoises. Malheureusement, chez Toshiba comme chez d’autres, les accessoires ne sont pas aussi pratiques qu’on pourrait le penser.

Le premier problème a déjà été évoqué plus haut. Certaines applications proposées par la marque, notamment celle dédiée à la prise de note/dessin, ne sont pas des plus véloces. Cela rend l’utilisation de cette dernière parfois fastidieuse. Bon point tout de même pour la reconnaissance de l’écriture manuscrite qui fonctionne plutôt bien. On note que ces applications tiennent lieu de surcouche puisque Toshiba n’a quasiment pas touché à Android 4.2.1.

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Si le clavier a le mérite d’offrir une frappe assez agréable, il accuse un défaut ergonomique majeur. Afin que les touches ne viennent pas marquer l’écran, le clavier est creusé dans la housse, logique. Le problème est que le contour, surélevé, arrive au même niveau que la barre espace. Du coup, on viendra buter sur la housse à chaque fois qu’on voudra séparer deux mots.  Un problème dû à l’absence d’un touchpad.

Il va donc falloir utiliser le clavier avec un angle assez peu naturel, ou appuyer sur espace avec un autre doigt que le pouce. Autrement dit, il demandera un grand temps d’adaptation. Heureusement, il se désactivera automatiquement lorsqu’on souhaitera utiliser la Write en mode tablette. On évitera en revanche de le tenir à bout de bras. Avec ses  261 x 179 x 10,5 mm et ses 630 grammes sans la protection, elle est loin d’être la plus fine et légère tablette 10 pouces du marché.

Photo et Son

Les photos prises par le capteur 8 mpx (et son flash) de l’Excite Write sont dans la lignée de ce qui se fait actuellement sur tablette. Elles ne sont pas extraordinaires, mais font le job, on évitera juste les selfies avec la caméra frontale si les conditions de luminosité ne sont pas optimales. Nous vous laissons en compagnie de quelques clichés.

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Le traitement sonore d’Harman Kardon ne fait pas de miracle. Il manque toujours de basses, c’est logique sur de si petits haut-parleurs, mais on a vu bien pire. Notons que Toshiba a eu la bonne idée de ne pas les couvrir avec la housse.

Conclusion

Difficile au final de chanter les louanges de cette Toshiba Excite Write. On sent de la bonne volonté de la part de la marque, mais on a l’impression qu’elle n’est pas allée jusqu’au bout des choses. Les éléments différenciant ne sont pas aboutis et n’apportent donc pas de valeur ajoutée. Son écran flatteur et son processeur performant ne sauraient rattraper ces errements. Des choix de technologies paradoxaux au regard de la capacité de la batterie. Une tablette déséquilibrée.

Après quelques tablettes relativement décevantes, Toshiba a des ambitions pour l’année 2014. Cela passera par une montée en gamme, en optant pour des solutions performantes. On avait déjà pu entrevoir la chose lors de l’IFA avec la Encore fonctionnant sous Windows 8, avec un processeur Intel et format 8 pouces.

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Avec sa Excite Write, Toshiba a fait tout le contraire : Android, Nivdia Tegra 4 et format 10 pouces. La tablette est également proposée avec une housse clavier qui viendra protéger un écran affichant du 2560 x 1600 ainsi qu’un petit stylet pour la prise de note et 32 Go sont dédiés au stockage. L’ensemble vous coûtera 499 euros.

Bref du bon en théorie, quid de la pratique ?

Design et finition

La marque a proposé par le passé des tablettes avec des finitions en aluminium, elle fait l’impasse sur ce modèle en optant pour du plastique sculpté imitation alu. C’est un peu cheap et on pourrait en attendre plus de Toshiba, surtout quand on a vu de quoi Asus était capable avec la TF701T, vendue au même prix et que nous testions récemment. Du coup, le sentiment de produit premium en prend un coup.

Le reste est très classique, avec les boutons de veille et de volume sur les tranches et une façade toute noire, à l’exception de logos Toshiba et Harman/Kardon qui s’occupe de la partie audio, avec les haut-parleurs situés au dos de la machine.  Les boutons de navigation sont directement intégrés dans l’OS.

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Il faut aussi noter la présence d’un cache “qui ne tient qu’à un fil” pour les ports Micro SD, Micro HDMI et Micro-USB. C’est sur cette même tranche que l’on trouve le connecteur électrique et la prise jack. L’ensemble tient la route, mais semble tout de même un peu juste compte tenu du prix.

Écran et Performances et autonomie

Si Toshiba n’a pas choisi les matériaux, la marque a en revanche opté pour des composants haut de gamme. Cela commence par un bel écran IPS – offrant des bons angles de visions donc – affichant une définition de 2560 x 1600 (ou 1504 “utiles” à cause des boutons de navigation) sur 10,1 pouces, ce qui donne une résolution d’environ 300 ppi. Un bel affichage parachevé par un étalonnage assez juste.

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Le processeur est également à la hauteur avec une Nvidia Tegra 4 quad-core cadencée à 1,9 GHz épaulée par 2 Go de RAM. Les performances sont au rendez-vous, aussi bien dans les benchs qu’en jeux. C’est un peu moins le cas à l’usage. Nous avons noté quelques lag pendant notre utilisation, surtout avec les applications made in Toshiba qui manquent donc, a priori, d’optimisation.

On note également un dégagement de chaleur notable après une session d’utilisation, quand bien même elle ne serait pas particulièrement intense. Un souci que nous avions déjà noté sur la tablette d’Asus embarquant également une Tegra 4. Cela se ressent un peu plus sur l’Excite Write, certainement à cause de la coque en plastique qui dissipe moins bien la chaleur que l’aluminium. Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais inquiétant.

Screenshot_2013-12-20-12-02-19

C’est moins le cas concernant l’autonomie qui est, pour le coup, assez décevante. Avec sa batterie de 4500 mAh, la tablette peine à dépasser les 5 heures d’utilisation plus ou moins intensive, et ne comptez pas dépasser les 7 heures avec une utilisation modérée. Dommage, d’autant plus qu’elle ne pourra pas s’appuyer sur le clavier pour booster sa durée de vie.

Utilisation, clavier et stylet

Proposée avec une housse-clavier Bluetooth et un stylet, l’Excite Write se veut assez polyvalente. Des accessoires en guise de bras tendu vers les utilisateurs qui ne souhaitent pas se contenter de consommer du contenu. Une tendance initiée par Samsung et sa série “Note” et par de nombreux autres fabricants qui couplent de plus en plus souvent les claviers à leurs ardoises. Malheureusement, chez Toshiba comme chez d’autres, les accessoires ne sont pas aussi pratiques qu’on pourrait le penser.

Le premier problème a déjà été évoqué plus haut. Certaines applications proposées par la marque, notamment celle dédiée à la prise de note/dessin, ne sont pas des plus véloces. Cela rend l’utilisation de cette dernière parfois fastidieuse. Bon point tout de même pour la reconnaissance de l’écriture manuscrite qui fonctionne plutôt bien. On note que ces applications tiennent lieu de surcouche puisque Toshiba n’a quasiment pas touché à Android 4.2.1.

DSC03830

Si le clavier a le mérite d’offrir une frappe assez agréable, il accuse un défaut ergonomique majeur. Afin que les touches ne viennent pas marquer l’écran, le clavier est creusé dans la housse, logique. Le problème est que le contour, surélevé, arrive au même niveau que la barre espace. Du coup, on viendra buter sur la housse à chaque fois qu’on voudra séparer deux mots.  Un problème dû à l’absence d’un touchpad.

Il va donc falloir utiliser le clavier avec un angle assez peu naturel, ou appuyer sur espace avec un autre doigt que le pouce. Autrement dit, il demandera un grand temps d’adaptation. Heureusement, il se désactivera automatiquement lorsqu’on souhaitera utiliser la Write en mode tablette. On évitera en revanche de le tenir à bout de bras. Avec ses  261 x 179 x 10,5 mm et ses 630 grammes sans la protection, elle est loin d’être la plus fine et légère tablette 10 pouces du marché.

Photo et Son

Les photos prises par le capteur 8 mpx (et son flash) de l’Excite Write sont dans la lignée de ce qui se fait actuellement sur tablette. Elles ne sont pas extraordinaires, mais font le job, on évitera juste les selfies avec la caméra frontale si les conditions de luminosité ne sont pas optimales. Nous vous laissons en compagnie de quelques clichés.

IMG_20131220_113357

Le traitement sonore d’Harman Kardon ne fait pas de miracle. Il manque toujours de basses, c’est logique sur de si petits haut-parleurs, mais on a vu bien pire. Notons que Toshiba a eu la bonne idée de ne pas les couvrir avec la housse.

Conclusion

Difficile au final de chanter les louanges de cette Toshiba Excite Write. On sent de la bonne volonté de la part de la marque, mais on a l’impression qu’elle n’est pas allée jusqu’au bout des choses. Les éléments différenciant ne sont pas aboutis et n’apportent donc pas de valeur ajoutée. Son écran flatteur et son processeur performant ne sauraient rattraper ces errements. Des choix de technologies paradoxaux au regard de la capacité de la batterie. Une tablette déséquilibrée.

Notre avis

Écran de fumée

5 / 10