Les athlètes nord-coréens et iraniens seront privés de l’édition spéciale Jeux olympiques du Galaxy Note 8

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Par Gaël Weiss le

Il y a quelques semaines, Samsung dévoilait une édition spéciale de son Galaxy Note 8 à l’occasion de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud. Destinée théoriquement à tous les organisateurs et aux athlètes, on apprend aujourd’hui que les participants nord-coréens et iraniens en seront privés à cause des sanctions internationales décidées par l’ONU.

Annoncée à la mi-janvier, cette édition spéciale du Galaxy Note 8 est en fait le dernier flagship de Samsung doté d’une coque aux couleurs des Jeux olympiques ou Jeux paralympiques et de quelques wallpaper exclusifs. L’appareil, produit à 4000 exemplaires environ et d’une valeur de 750 euros devait être distribué gratuitement aux athlètes, ainsi qu’aux membres du Comité international olympique. Mais pas aux athlètes nord-coréens ni aux participants iraniens nous apprend aujourd’hui l’AFP.

Une double interdiction de l’ONU

Cette décision n’est pas du fait de Samsung, qui offre depuis 2016 des smartphones aux participants des Jeux olympiques, mais plutôt aux sanctions internationales votées par l’ONU. Ces dernières précisent en effet qu’il est interdit de vendre des produits de luxe à ces deux pays. De plus, ces smartphones sont considérés comme des appareils pouvant être utilisés dans le cadre d’un double usage par l’ONU. Quand bien même il s’agit de produits destinés à la société civile, ils peuvent être utilisés dans un cadre militaire, pour de la recherche ou pour utiliser la puissance de calcul du smartphone.

Des appareils déjà refusés en 2016

Ce n’est pas la première fois que les athlètes nord-coréens sont privé du cadeau de Samsung. En 2016, déjà, alors que Samsung offrait un Galaxy S7 Edge aux couleurs des Jeux olympiques, les participants nord-coréens avaient été dans l’obligation de refuser le smartphone. À l’époque, il n’était pas encore question de sanctions de l’ONU, c’est le gouvernement nord-coréen qui avait interdit aux athlètes de ramener l’appareil, ce dernier violant une loi interdisant les GPS sur le territoire. Interrogé par un journal anglais, en 2016, un représentant de la Corée du Nord avait déclaré à ce sujet : « Nous avons aussi des téléphones qui bien meilleurs que ceux-là ». Meilleur dans le domaine de la surveillance, cela ne fait aucun doute.

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