Nouvel épisode dans la vague de chaleur insoutenable qui frappe l’Amérique du Nord. Après les températures infernales enregistrées dans le Nord-Ouest Pacifique, c’est un nouveau chiffre ahurissant qui nous arrive cette fois de Californie.
La Vallée de la Mort, zone la plus sèche et chaude de tout le territoire américain, a quasiment égalé son record. Vendredi dernier, le mercure y a grimpé jusqu’à 54.4 °C.
DEATH VALLEY UPDATE 🌡️
High temp at Death Valley today = 130F.
⚠️ If this says anything about how hot SAT-SUN will be, HEED THESE WARNINGS. Do not put yourself, nor first responders in danger this weekend!
This observed high temp is considered preliminary & not yet validated. https://t.co/BwovUm42PE
— NWS Las Vegas (@NWSVegas) July 10, 2021
La température la plus élevée jamais enregistrée sur Terre ?
D’après le Washington Post, seuls deux relevés ont déjà dépassé ce nombre par le passé. Le premier, un relevé à 56,7°C, a été enregistré au même endroit, en 1913. L’autre est un relevé effectué à Kebili, en Tunisie, où la température aurait atteint 55°C en 1931. Il s’agit donc de l’une des températures les plus élevées jamais enregistrées sur Terre de façon fiable.

Mais il sera impossible d’en avoir le cœur net, car des doutes subsistent sur la méthodologie des anciennes mesures, d’après Christopher Burt. Selon cet historien du climat cité par le Washington Post, les vieux relevés pourraient avoir été réalisés avec du matériel ou dans des conditions qui ne seraient plus considérés comme valables aujourd’hui.
Si on fait abstraction du relevé de 1913, il pourrait même s’agir du record de la zone. Officiellement, c’est toujours le relevé à 56,7°C de 1913 qui tient auprès de la World Meteorological Association.
Ce mois de juin a été le plus chaud de l’histoire des États-Unis, mais la tendance ne semble pas être à la baisse pour autant. Qu’il s’agisse finalement d’un record ou pas, la conclusion reste la même et constat est tout aussi inquiétant. D’après les scientifiques de la World Weather Attribution, ces vagues de chaleur qui seraient “virtuellement impossibles sans un changement climatique causé par l’Homme” sont amenées à se multiplier, et pas seulement en Amérique du Nord. En tout cas, la Vallée de la Mort porte aujourd’hui très bien son nom.