Passer au contenu

Remplir son pénis de mousse expansive, la fausse bonne idée du jour

2 min
5 commentaires
Partagez

Pour remédier à ses dysfonctionnements érectiles, un homme a eu la mauvaise idée d’injecter de la mousse expansive dans son urètre.

Publiée dans le dernier numéro du très sérieux Urology Case Reports, l’histoire date de novembre dernier, mais n’a attiré l’attention des médias américains que cette semaine. Il y a quelques mois, un homme de 45 ans a été admis aux urgences en urinant du sang. Après quelques analyses, les médecins ont réalisé que sa vessie et son urètre étaient remplis de mousse polyuréthane expansive. Oui, la même qu’on utilise habituellement pour isoler des combles.

Soigner ses problèmes érectiles : le DIY raté

Derrière cette affaire pas franchement commune, l’homme a expliqué souffrir de dysfonctionnements érectiles récurrents. Pour “soigner” ce problème, lui et sa femme avaient ainsi pris l’habitude d’insérer divers objets dans son urètre, et notamment la fine paille reliée à la bombe de mousse expansive. La raison pour laquelle le couple n’a pas détaché au préalable le tube de plastique reste un mystère.

Toujours est-il que dans le feu de l’action, sa partenaire aurait appuyé par inadvertance sur la gâchette. Un accident qui aura eu – logiquement — pour effet de faire sortir la mousse, et de remplir la vessie et l’urètre du pauvre homme. Sans doute un peu gêné de la situation, ce dernier aura tout de même attendu trois semaines avant de consulter un médecin, atteignant un point où il lui était totalement impossible d’uriner.

Après une douloureuse opération, les médecins sont finalement parvenus à extraire la quasi-totalité de la mousse. Épargnez-vous les photos peu appétissantes disponibles sur l’article original, le résultat est plutôt impressionnant. De son côté, le patient est encore loin d’être totalement remis. Si l’extraction des corps étrangers présents dans la vessie semble avoir été un succès, ceux situés dans l’urètre ont été plus délicats. Victime d’un rétrécissement urétral lié à l’adhérence de mousse résiduelle, il aura finalement fallu opérer en passant par le périnée.

Plusieurs semaines après son opération, le patient reste toujours dépendant d’un cathéter sus-pubien pour uriner. Sa vie sexuelle est quant à elle à l’arrêt pour un bon bout de temps. Après une longue convalescence, les médecins espèrent réussir une tentative de chirurgie reconstructrice, conclut le rapport.

Articles sauvegardés