Passer au contenu

Un an après la catastrophe MindsEye, le studio Build A Rocket Boy ferme dans l’indifférence la plus totale

3 min
0 commentaire
Partagez

Un an après la sortie désastreuse de MindsEye, le premier projet du studio, Build A Rocket Boy ferme et licencie tous ses employés.

C’est une bien triste fin, pour un studio qui avait, pourtant, beaucoup de promesses et d’ambitions.

Dès 2017, après avoir quitté de manière tumultueuse Rockstar North et Take Two Interactive, Leslie Benzies, qui fut directeur d’un des plus importants studios de la firme étoilée, directeur de production de tous les GTA, entre 2001 et 2013, annonçait en grande pompe la création de son propre studio : Build A Rocket Boy.

Très vite, un premier projet est annoncé, avec Everywhere. Un genre de métavers, semblable à Fortnite, qui nous promettait mont et merveilles. Puis, en 2022, le studio annonce un second jeu, MindsEye, qui serait, visiblement, étroitement lié à l’univers d’Everywhere et accessible uniquement via ce jeu. Proposition trop complexe? Ou ambitions démesurées ? Build A Rocket Boy fait machine arrière et s’associe finalement avec IO Interactive (Hitman, 007 : First Light) pour l’édition du jeu qui sortira de manière autonome. 

Après un lancement chaotique, le studio va connaître une véritable descente aux enfers. Un an après le fiasco MindsEye, nous venons d’apprendre la fermeture de l’entreprise et le licenciement de tous les employés.

Build A Rocket Boy : Game Over

Test Mindseye 13
© Le Journal du Geek

C’est par l’intermédiaire de nos confrères de chez Kotaku, que nous venons d’apprendre que l’intégralité des employés de Build A Rocket Boy viennent d’être licenciés et que le studio va définitivement fermer ses portes.

La sortie de MindsEye en juin 2025 est sans doute l’un des plus grands fiascos de l’industrie du jeu vidéo de ses dernières années. En quelques semaines, Build A Rocket Boy a livré un jeu non terminé, rempli de bugs, dépassé techniquement et sans grand intérêt. La sortie du jeu fut accompagnée d’un énorme drama, initié par le studio lui-même, accusant d’autres studios, dont Rockstar Games, d’être à l’origine d’une campagne de sabotage du jeu, allant jusqu’à payer des créateurs de contenu et des journalistes pour dire du mal de MindsEye.

Quelques jours avant la sortie du jeu, les premiers signes d’un gros souci autour de la production de ce jeu commençaient à émerger sur la toile.  

Plusieurs semaines plus tard, plusieurs employés ont mis en place une grève générale pour dénoncer les conditions de travail abominable et l’attitude très toxique de Leslie Benzies. Dans une lettre ouverte, les employés évoquaient du surmenage, des cas de surveillance illégale d’employés et bien d’autres actions inadmissibles. 

Toujours dans la même période, en l’espace de quelques semaines, le studio a réalisé plusieurs grosses vagues de licenciements avec plus de 100 employés qui ont perdu leur emploi du jour au lendemain. 

Depuis quelques mois, Build A Rocket Boy assurait que le suivit de MindsEye n’était pas terminé et que le studio allait rebondir, en corrigeant tous les bugs, et en se concentrant sur Everywhere, leur second projet qui était toujours en développement. En parallèle, le studio continuait de s’enfoncer, refusant d’admettre son erreur, et assurant, sans cesse, que d’autres studios leur voulaient du mal.

Finalement, ces promesses ne seront, là encore, pas tenues. Kotaku rapporte que de nombreux employés de Build A Rocket Boy viennent de confirmer le licenciement de l’intégralité des équipes

Liam Shannon, concepteur de niveaux de Build a Rocket Boy, Elizabet Tyaneva, analyste QA, Michaela Emslie, responsable des mises en production ou encore Cameron Deaves, analyste QA de production, ont déclaré au cours des dernières 24 heures sur LinkedIn que leur aventure au sein de l’entreprise « touche à sa fin ».

De son côté, Dan Hawkins, principal responsable du recrutement chez Build a Rocket Boy, a clairement indiqué « qu’avec le reste de ses collègues », il accompagnerait Build A Rocket Boy « jusqu’au bout » alors que le studio cesse définitivement ses activités.

Contacté par Kotaku pour avoir un peu plus de détails sur cette affaire, le studio n’a pas encore répondu.

Articles sauvegardés