Si vous êtes assidus, vous savez probablement que l’épisode 2 de la saison 2 de Fallout est disponible depuis aujourd’hui. Diffusé sur Prime Video, il nous plonge encore plus dans les méandres post-apocalyptiques de l’univers inspiré du jeu Fallout New Vegas. Cet épisode met l’accent sur la Confrérie de l’Acier, mais aussi sur un de ses membres les plus importants : Maximus.
Dans la première saison de Fallout, Maximus n’était clairement pas le personnage le plus marquant. Moins charismatique que Lucy, moins mystérieux que Cooper Howard, son arc narratif était souvent hésitant, presque en retrait. Coincé dans la rigidité de la Confrérie de l’Acier, il avançait davantage par opportunisme ou par survie que par réelle conviction morale. Pourtant, la saison 2 semble bien décidée à remettre Maximus au centre du jeu, et à poser une question essentielle : peut-on vraiment le considérer comme un héros ? Cet épisode 2 nous apporte quelques éléments de réponse, validés par Aaron Moten lui même lors d’une interview.
Interrogé par nos soins, l’acteur qui incarne le personnage depuis la première saison résume parfaitement cette ambiguïté à travers une scène clé de la saison 1 :
“C’est un moment assez drôle avec John Daly, où Maximus fait ses premiers pas dans son armure. Et il se dit : ‘Oh non, quelqu’un est en danger. Je vais aller le sauver. Je vais aller l’aider. Je vais être le héros que j’ai toujours voulu être’. Et cela libère un bourreau dans le monde. Il a en quelque sorte appréhendé la mauvaise personne, alors qu’il essayait de faire ce qu’il fallait.“
Maximus sur la voie de la sagesse ?
Toute l’ambiguïté du personnage est là. Maximus veut être un héros, mais il agit sans comprendre pleinement les conséquences de ses actes. C’est d’ailleurs ce qui définit souvent un anti-héros. Le terme est défini comme étant un personnage central qui poursuit des objectifs moralement louables, mais par des moyens maladroits, discutables ou contradictoires, loin de l’idéal héroïque classique. Ou à l’inverse, quelqu’un qui agit avec des intentions fondamentalement immorales mais qui pour atteindre ses objectifs se retrouve à faire le bien malgré tout.

La saison 2 enrichit considérablement cette lecture, notamment dès son deuxième épisode. Celui-ci revient sur l’enfance de Maximus à Shady Sands, juste avant le bombardement. On y découvre son père, figure respectée et véritable pilier de la communauté. Ce souvenir agit comme une boussole morale pour Maximus, mais aussi comme un poids écrasant. Comment rester fidèle à cet héritage quand on a grandi au sein de la Confrérie de l’Acier, une organisation profondément hiérarchique, violente, masculiniste, et persuadée d’être au-dessus des lois ? Aaron Moten évoque justement ce tiraillement intérieur :
“Je pense que Maximus, dans la saison 2, a manifestement trouvé sa voie grâce à cette promotion. Ce qu’il souhaitait le plus au début de la première saison est peut-être désormais la dernière chose qu’il souhaiterait aujourd’hui.“
Sa promotion au sein de la Confrérie, autrefois fantasme ultime, devient un fardeau. Maximus comprend que le pouvoir ne garantit ni la justesse ni la bonté des décisions. Son acte le plus controversé, à savoir la libération de Hank, le père de Lucy, à la fin de la saison 1, en est la preuve. Il explique que “libérer Hank était une tentative de prendre la bonne décision avec les informations dont il disposait“.
Des rebondissements à prévoir
Mais Fallout n’est pas un univers manichéen, loin de là, et les bonnes intentions débouchent rarement sur des issues simples. La saison 2 montre un Maximus plus lucide, moins naïf. Aaron Moten lui-même nous tease à quoi ressemblera son avenir dans les prochains épisodes :
“Je pense qu’il évolue vers une prise de conscience qu’il doit peut-être prendre des décisions plus efficaces. Il voit désormais un peu mieux le monde qui l’entoure. Il ne sera plus le même pion qu’il était dans la première saison.”
Alors, héros ou anti-héros ? Maximus n’est sans doute ni l’un ni l’autre de façon définitive. Il incarne plutôt cette zone grise chère à l’univers de Fallout, où survivre, faire les choses bien et rester humain sont trois objectifs souvent incompatibles. C’est d’ailleurs un principe moral qui habite Lucy et la Goule totu au long des épisodes, mais chacun penche souvent vers un des trois piliers plus que les deux autres, ce qui fait tout l’intérêt de leurs interactions.
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