Les géants de la tech se sont enrichis durant la pandémie

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Par Remi Lou le

S’il convient d’attendre la fin de la crise pour dresser le bilan, il semble que la pandémie ait davantage accentué les écarts de richesse. Les milliardaires du secteur de la tech ont ainsi vu leur fortune bondir ces derniers mois.

Crédits : @geralt via Pixabay

La crise sanitaire en cours a eu d’importants impacts sur l’économie mondiale. Alors que le déconfinement n’est pas encore finalisé dans nos contrées, les conséquences sont déjà immenses, entre plans de licenciement massif, chômage partiel et entreprises ayant déposé le bilan suite à l’arrêt prolongé de l’activité. Mais s’il faudra attendre quelques mois pour dresser un premier bilan d’une crise économique majeure à venir, certains semblent avoir tiré leur épingle du jeu. C’est le cas de plusieurs milliardaires américains, comme Jeff Bezos, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Warren Buffett ou encore encore Larry Ellison, qui se sont tous enrichis pendant la crise. Comme le note Forbes, les 600 hommes et femmes les plus riches de la planète ont généré pas moins de 434 milliards de dollars entre le 18 et le 19 mai.

Parmi ces milliardaires, il y a évidemment des gagnants et des perdants. Ceux qui s’en sortent le mieux sont incontestablement les géants de la tech, comme le fondateur d’Amazon, qui a vu sa fortune personnelle augmenter de 30,6% durant la pandémie, laquelle vient désormais s’élever à près de 147,6 milliards de dollars. Le créateur de Facebook a quant à lui gagné près de 25 milliards de dollars. Cet enrichissement éclair est forcément lié à l’aspect de cette crise, durant laquelle l’utilisation des réseaux sociaux a bondi et les achats en ligne se sont fait nombreux, malgré les contraintes exercées sur Amazon, notamment. Même constat sur la valeur des titres de Facebook, Amazon, Netflix et Apple en bourse, en forte hausse, jusqu’à atteindre des niveaux historiques la semaine passée. En parallèle, les géants du secteur touristique, de l’hôtellerie ou de la vente ont enregistré de fortes pertes au cours de cette période où le monde s’est arrêté. Quant au reste de la population, le constat semble bien morose. Début mai, le taux de chômage aux États-Unis grimpait à 14,7%, soit un taux record jamais atteint depuis… la Seconde Guerre mondiale.

Source: Forbes