Perçus comme la révolution de l’automobile depuis quelques années, les véhicules électriques sont pourtant loin de faire l’unanimité. Il faut dire que malgré leur promesse écologique, la réalité derrière les motorisation électriques reste encore complexe, au point qu’une voiture à batterie n’est pas forcément un modèle viable en termes d’empreinte énergétique. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux industriels se penchent déjà sur la question de la motorisation à combustion hydrogène, qui sans être parfaite – notamment sur la question des filiales d’extraction, possède un impact écologique moindre.
Une nouvelle étude met à mal les idées reçues
Pourtant, une nouvelle étude menée par l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT) vient réfuter l’argument selon lequel une voiture électrique serait en réalité à peine moins polluante qu’une voiture thermique. Même en prenant en compte l’intégralité du cycle de vie de la batterie, depuis l’extraction des matériaux jusqu’au recyclage souvent très partiel des cellules énergétiques, un véhicule électrique émettra beaucoup moins de gaz à effet de serre. Un constat qui s’applique non seulement sur le réseau européen, qui utilise une majorité d’énergie renouvelable, mais aussi en Inde, où la consommation électrique dépend fortement de l’exploitation du charbon.
N’en déplaise aux détracteurs de l’électrique donc, une motorisation thermique sera forcément (beaucoup) plus polluante qu’une batterie électrique, même dans le cas où cette dernière serait alimentée par des réseaux “sales”. Selon le rapport publié par l’ICCT, les émissions nettes d’un véhicule électrique seraient ainsi jusqu’à 69% inférieures à celles d’un véhicule à combustion classique. Pour combattre efficacement les gaz à effet de serre, les experts à l’origine de l’étude s’accordent donc à conclure qu’il est nécessaire “d’éliminer progressivement les voitures à moteur à combustion à l’échelle mondiale”. Un constat qui coïncide avec les récentes décisions de plusieurs pays prises plus tôt cette année : Aux États-Unis, Joe Biden espère atteindre le 100% électrique d’ici 2035. De leur côté, les industriels Volvo et Audi se sont eux aussi fixé cet objectif.