Après avoir annoncé la nouvelle comme une véritable révolution du fast-food le géant McDonalds vient d’annoncer la mort de son burger végétarien. Selon The Guardian, l’entreprise aurait retiré le produit de ses étalages fin août, après avoir licencié 4% de son personnel américain suite à une baisse d’activité multifactorielle.
McDonald s’est (Mc)planté
Lancé au début de l’année aux États-Unis et au Royaume-Uni notamment, le McPlant était présenté comme un burger relativement classique, à l’exception que le traditionnel steak haché était remplacé par de la fausse viande de la marque Beyond Meat. L’idée était prometteuse, d’autant plus que le principal concurrent de la chaîne de restauration rapide Burger King semble plutôt installé sur le secteur avec son Whooper.
Il faut dire que l’échec du McPlant est à l’image de celui de plusieurs autres entreprises spécialisées sur le secteur des substituts végétariens. Beyond Meat a vu son activité chuter ces dernières années. Malgré un lancement prometteur, l’entreprise qui valait près de 10 milliards de dollars en 2019 n’est aujourd’hui capitalisée qu’à 900 millions.
Une sacrée dégringolade. Les amateurs de fast-food ont du mal à changer leur habitude pour passer au tout végétal, et à l’inverse, le manque de rigueur sur certains protocoles de préparation — la cuisson notamment, sur les même grils que les produits carnés — décourage les végétariens à prendre leurs habitudes dans les fast-foods traditionnels.
Le faux lait cartonne
Chose plutôt étonnante, alors que les végétariens et végétariennes ne représentent que 5% de la population américaine (dont 3% de végétaliens), il semblerait que le faux lait ait beaucoup moins de mal à s’imposer dans le pays. 15% de la population a déjà remplacé le lait de vache par une alternative végétale à base d’amande, de soja ou d’avoine. Un phénomène probablement lié à l’augmentation du nombre de cas d’intolérance au lactose.
Rappelons aussi qu’aux États-Unis, il est interdit depuis 2018 dans certains états d’utiliser l’appellation “viande” ou “steak” pour désigner des préparations végétales. La France est en passe d’adopter les mêmes restrictions, mais la proposition de loi a récemment été retoquée, laissant un temps de répit aux industriels concernés.