L’un des plus gros hits de cette année est sorti ce 27 octobre. Alors qu’Halloween approche, Alan Wake II s’accorde les faveurs de la presse, mais aussi du public avec un titre aussi dérangeant que techniquement bluffant. Mais sur les réseaux, le titre pose problème depuis quelques jours pour une tout autre raison que son contenu. En effet, Remedy a choisi de ne sortir Alan Wake II qu’en format dématérialisé, laissant tomber les boites de jeux chères au cœur de nombreux joueurs. Le dernier opus de la franchise s’attire donc les foudres des fans et relance un débat qui fait encore rage à l’ère du numérique.
Outre l’argument de la préservation des biens culturels en format physique, le passage au tout dématérialisé dérange, en France plus que dans d’autres pays. On le voit depuis la sortie d’Alan Wake II qui fait émerger une polémique grandissante autour du “tout digital”. Dans le secteur professionnel du jeu vidéo, certains testeurs se refusent même à alimenter cette machine numérique en ne se procurant pas le dernier titre de Remedy.
Alan Wake II a beau avoir de très belles premières critiques, j'ai pris la décision de ne pas me le procurer, ni même de le mettre en avant. La raison est simple : l'éditeur n'a pas voulu le sortir en physique volontairement, avec des excuses très…discutables. Pas de version… pic.twitter.com/ybfCC1G8de
— Conkerax (@conkerax) October 26, 2023
Pourquoi tant de débats autour du dématérialisé ?
La question de la digitalisation des divertissements est au cœur de plusieurs problématiques. Non seulement sur la portée culturelle des jeux vidéo, mais aussi sur la pertinence des consoles et autres plateformes de jeu physiques ou encore sur le rôle des joueurs dans l’économie vidéoludique. Pourtant, sur le papier, il ne semble pas y avoir débat. Selon une très récente étude du SELL, le comité organisateur de la Paris Games Week notamment, 72% des joueurs français préfèrent le format physique au format dématérialisé. Plusieurs raisons en cause, notamment des offres plus avantageuses, le plaisir de la collection, mais aussi la possibilité de pouvoir disposer de son jeu comme ils l’entendent.
C’est pourquoi la décision de Remedy pour Alan Wake II parait tellement à contre-courant. Cela freine-t-il vraiment les joueurs dans leur décision d’achat ? Beaucoup semblent comprendre les raisons derrière une telle décision. Le studio invoque l’argument financier, puisque matérialiser un jeu demande d’énormes ressources entre la production, la livraison et les marges rognées par celles des distributeurs. Afin de garder Alan Wake II au prix attractif de 59,99€ (pour un jeu de cette envergure, c’est très accessible), la décision du dématérialisé uniquement ne reviendra pas sur le tapis.
Cela n’empêche pas non plus Alan Wake II de faire un carton. Le jeu s’offre actuellement une note de 89 sur Metacritic, il a aussi remporté les faveurs de notre testeur au sein du Journal du Geek. “Le titre enchaîne les bons points et nous offre un survival-horror maîtrisé de bout en bout.” C’est donc un carton plein du côté de l’horreur en 2023, avec l’adaptation de Five Night At Freddy’s qui trouve sa place au sommet du box-office international en marge de sa sortie en France.