Arrêté, inculpé, presque extradé, Kim Dotcom attaque la Nouvelle-Zélande en justice

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Par Elodie le

Six ans après son arrestation spectaculaire dans son manoir de Coatesville, au nord-ouest d’Auckland, Kim Dotcom réclame 6,8 milliards de dollars à la Nouvelle-Zélande pour arrestation sans bases légales.

La saga judiciaire de Kim Dotcom se poursuit, mais c’est le fondateur de Megaupload qui dégaine : il réclame 6,8 milliards de dollars à la Nouvelle-Zélande, lui reprochant son arrestation rocambolesque en janvier 2012.

Dans sa plainte, Dotcom pointe les « opportunités d’affaires » manquées et l’atteinte à sa réputation consécutives à son arrestation. Assis sur un pactole de 67 millions de dollars d’avoirs saisis par le gouvernement américain (et en partie restitués), Kim Dotcom pourrait prétendre à beaucoup plus : le groupe MegaUpload vaudrait plus de 10 milliards de dollars aujourd’hui s’il n’avait pas été fermé en 2012 simultanément au raid, estiment des experts. Le businessman détenait alors 68% des parts de la société.

Une arrestation rocambolesque… et illégale ?

Selon Kim Schmitz, son véritable nom, son arrestation s’est faite sans base légale : « Cela n’aurait jamais dû arriver, et ils auraient dû le savoir. Parce qu’ils ont fait une erreur malveillante, ils doivent répondre de ça ». D’après lui, une infraction au droit d’auteur ne justifie pas la mesure d’extradition intentée contre lui.

Son ancienne demeure près d’Auckland

« Selon la loi sur le droit d’auteur néo-zélandaise, la violation de droit d’auteur en ligne n’est pas un crime », a-t-il assuré à la BBC.

« Pour que les États-Unis obtiennent une extradition, les crimes dont ils accusent quelqu’un doivent également être des crimes dans le pays dans lequel ils demandent l’extradition ».

6, 8 milliards de dollars et un mariage

Kim Dotcom poursuit également le gouvernement Hong Kongais qui lui a restitué deux conteneurs d’actifs saisis le 16 janvier dernier. « Environ 2 millions de dollars de meubles design et matériel high-tech », a-t-il précisé. « Mais le plus frustrant c’est la perte de nos archives familiales, 800 heures de vidéos, la naissance de mes enfants, les anniversaires vacances – c’est vraiment triste », regrette-t-il.

Ceci n’est pas Barack Obama

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas lui nier son sens du timing, même aux prises avec une procédure d’extradition toujours en cours : c’est 6 ans jour pour jour après avoir vu les troupes du FBI investir son immense demeure à grand renfort d’hélicoptères et de troupes d’élite, que Kim Dotcom a choisi de déposer plainte… tout en annonçant son prochain mariage.

Son sort bientôt scellé

La prochaine audience concernant son extradition aura lieu le 20 février prochain devant la Cour d’appel. Il devra répondre des charges de fraude, association de malfaiteurs, blanchiment d’argent, actes de racket et violations du droit d’auteur.

L’administration américaine et le FBI accusent Kim Dotcom de s’être enrichi de quelque 175 millions de dollars et d’avoir causé un préjudice de 500 millions de dollars aux ayants droit de l’industrie du divertissement, dont la puissante Motion Picture Association of America (MPAA), qui réclament sa tête à cor et à cri.

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