Coronavirus : Apple et Google traquent les applications délivrant de fausses informations

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Par Felix Gouty le

Recherchez “coronavirus” sur le Google Play Store, et vous n’obtiendrez aucun résultat. Quant à l’App Store d’Apple, celui-ci n’autorise que des applications officielles d’institutions mondialement reconnues à pouvoir délivrer des informations sur l’épidémie de COVID-19.

Crédits : @LoboStudioHamburg via Pixabay

Mark Zuckerberg n’est pas le seul à combattre les “fake news” en ce qui concerne coronavirus SRAS-CoV-2. C’est au tour d’Apple et de Google de contribuer à la lutte et ils frappent fort, du côté des applications sur smartphone. Jusqu’à nouvel ordre, l’App Store de la firme de Cupertino n’autorise plus aucune application faisant référence à l’épidémie de pneumonie virale COVID-19, et qui ne soit pas officiellement liée à une organisation sanitaire, gouvernementale ou internationale. “Des applications comportant des informations sur la situation sanitaire actuelle doivent être soumises par une institution reconnue”, explique la communication d’Apple à CNBC (relayé par The Verge). Autrement dit, Apple tente d’évaluer le contenu de chaque application au cas par cas, limitant pour l’instant le nombre d’applications autorisées à évoquer l’épidémie.

Le Play Store de Google ne trouve automatiquement plus aucun résultat pour une recherche d’applications liées au coronavirus.

La firme de Mountain View semble avoir pris une mesure plus radicale. En effet, il est actuellement impossible d’obtenir un quelconque résultat lorsque l’on recherche des applications Android liées au mot “coronavirus” sur le Play Store (voir ci-dessus). Google n’autorise qu’une poignée d’applications concernées à apparaître sur sa plateforme de téléchargement d’applications, comme l’app officielle du CDC, le Centre américain de contrôle des maladies, ou celle de la Croix rouge américaine. Du reste, d’éventuelles apps indépendantes bienveillantes pourraient donc être automatiquement rejetées dans le but de limiter la diffusion de fausses informations ou, du moins, d’informations non-officielles. Google justifie cette traque par le rappel de son règlement en matière de contenus inappropriés, se manifestant lors “d’événements sensibles”. Sur la page officielle de ce règlement, Google énonce qu’il n’autorisera “aucune application qui peut être considérée comme exploitant une catastrophe naturelle, un crime, un conflit, un décès ou tout autre événement tragique, ou faisant preuve d’un manque de sensibilité concernant de tels événements.” Toujours concernant Google, le géant du web contribue d’une autre manière à la lutte contre l’épidémie. Jusqu’au mois de juillet 2020, son service Google Hangouts est gratuit pour les professionnels et les étudiants cantonnés à rester confinés chez eux.