Un cycliste suspecté de cambriolage à cause de ses données Google

Général

Par Julie Hay le

Zachary McCoy a été suspecté de cambriolage, sans jamais avoir mis les pieds sur les lieux des faits. Ce sont ses informations de localisation, transmises par Google, qui ont amené la police à enquêter sur lui.

Crédits : Unsplash – Tiffany Nutt

Devenue essentielle à notre quotidien, la géolocalisation soulève tout de même quelques inquiétudes et interrogations. Ces données, collectées en permanence par les géants de l’industrie technologique, permettent de connaître d’importants détails sur la vie privée des utilisateurs. En Floride, Zachary McCoy a fait les frais de cette “surveillance”. Il a été informé par e-mail que son identité allait être fournie à la police dans le cadre d’une enquête pour cambriolage. Google, qui détient les informations, lui a donné 7 jours pour passer devant un tribunal et stopper le processus. L’homme s’est rapidement rapproché d’un avocat, sans savoir pour quel motif la police collectait ces informations. La réponse, il ne l’aura que plus tard. Celui qui a pour habitude de suivre son activité physique grâce à RunKeeper, est passé trois fois devant les lieux des faits le jour du cambriolage. C’est un outil de surveillance permettant aux forces de l’ordre américaines d’accéder à l’historique de tous les appareils localisés dans une zone géographique qui a permis à la police de repérer les trajets de Zachary. Ces données collectées sont anonymes et c’est pour cela que la police s’est rapprochée de Google. Il sera finalement lavé de tous soupçons, avec l’amère sensation de n’avoir finalement pas gagné. Il se désole “la lutte pour la vie privée restera sans réponse. Ce concept s’apparente à l’intrigue de nombreux films de science-fiction mettant en scène un gouvernement fasciste dystopique”.

Il faut dire que la géolocalisation est loin d’être infaillible. Elle a même poussé le Danemark a réévaluer des milliers de procès qui ont eu lieu entre 2012 et 2019. De son côté, Google a annoncé le mois dernier renforcer sa politique concernant les applications qui utilisent la localisation en arrière plan. À partir d’août prochain, toutes les applications qui demandent un accès à la localisation en arrière-plan seront étudiées par la firme.

Source: NBC news