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Canicule : 3 films à voir ce weekend au cinéma pour être au frais

Le thermostat approche dangereusement des 40°C et les salles de cinéma deviennent de solides alliés pour survivre à la canicule qui s’installe en France. Voici les 5 films à voir absolument ce weekend dans les salles obscures.

À une semaine de la fête du cinéma, les salles françaises promettent déjà d’atteindre des pics de fréquentation. Le thermostat devrait grimper pour frôler les 40°C et la climatisation des salles obscures s’avèrera particulièrement salutaire. Dans les mythiques fauteuils rouges, les spectateurs pourront profiter de quelques heures de fraîcheur bienvenue. Mais voilà, encore faut-il savoir vers quel film se tourner… Voici les cinq films à voir d’urgence parmi ceux proposés le weekend du 20 juin dans l’Hexagone.

Backrooms pour ceux qui veulent se glacer le sang

Quoi de mieux pour se rafraîchir qu’une bonne dose d’horreur. Les amateurs du genre sont gâtés en ce mois de juin avec la sortie de deux phénomènes. Du haut de ses 21 ans, Kane Parsons fait l’événement. Le créateur de contenus et réalisateur s’associe à A24 pour exploiter un meme sur les réseaux sociaux : les backrooms. Avec ses lieux étrangement vide, le cinéaste réinvente l’effroi. L’histoire suit le gérant d’un magasin de meubles qui découvre qu’un monde effrayant se cache derrière une porte située dans ses locaux.

Notre critique : “Backrooms est bien le film original, dérangeant et atypique que l’on pensait trouver et voir en se rendant au cinéma. Le projet de Kane Parsons est d’une beauté assez époustouflante, avec une maitrise de l’espace plus que notable”. À l’heure où nous écrivons ses lignes, Backrooms a déjà généré 256 millions de dollars pour un budget de 10 millions. Une opération particulièrement rentable pour A24, c’est même son plus gros succès à ce jour.

Toy Story 5 pour les familles

Après le succès de Jumpers, Pixar revient à ses licences emblématiques. Le succès de Toy Story 4 en 2019, qui avait dépassé le milliard de dollars, a convaincu la firme aux grandes oreilles que son histoire de jouet n’était pas tout à fait terminée. Dans ce nouveau volet, la lampe bondissante s’attaque aux jouets électroniques, fait le pari d’interroger l’avenir du divertissement pour les enfants.

Notre critique : “Dès les premières minutes, la magie Toy Story prend le dessus, qui plus est dans une thématique totalement actuelle. Le film est touchant, drôle, fait passer ses messages sans pour autant être barbant ou trop moralisateur. Une piqûre de rappel qui fait du bien à tout le monde, parents comme enfants, sur le sens du divertissement et la vraie nature d’une amitié. Pas le meilleur de la saga, mais très bien placé, c’est certain.”

Jim Queen pour les adorateurs de l’animation adulte

Bobbypills, studio derrière les Kassos et Peepoodo se lance à l’assaut du cinéma. Le studio d’animation donne encore dans la comédie loufoque avec l’histoire d’une icône sexy de la scène gay parisienne. Jim voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels. Tout le monde lui tourne le dos  à l’exception de son admirateur Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité…

Notre critique : Bobbypills signe un premier long métrage qui n’a rien d’un galop d’essai. Jim Queen est drôle, politique, documenté et visuellement impeccable. On chipote sur un rythme qui accuse le coup dans son dernier tiers, mais on ressort de la salle avec l’envie d’en parler à tout le monde. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait”. 

Disclosure Day… parce que Spielberg

Quand Steven Spielberg donne dans la science-fiction, c’est forcément un événement à ne pas manquer. Le réalisateur n’avait pas tenté l’expérience depuis Ready Player One et il abandonne cette fois les univers artificiels pour explorer la réalité, la réalité d’un monde qui s’apprête à découvrir qu’il n’est pas seul dans l’univers. Quand l’expert en cybersécurité Daniel Kellner vole des documents compromettant avec la ferme intention de les montrer à l’humanité, l’organisation pour laquelle il travaillait se lance à sa poursuite. Toute vérité est-elle bonne à prendre ?

Notre critique :  “À la science-fiction angoissante et fataliste, Steven Spielberg préfère l’optimisme à toute épreuve. Disclosure Day apparaît souvent à contre-courant, ne réussit pas toujours ses effets (surtout dans un deuxième acte plus faible) mais se sauve grâce à une conclusion émouvante. Le cœur de son cinéma reste l’émotion, il le prouve à nouveau grâce à son talent pour emmener le spectateur. Oui, on a pleuré…”

The Furious pour un bon coup de fouet

En mal d’action ? Voici un film qui devrait rassasier les amateurs de bastons. Sorti en salles il y a quelques jours, The Furious ne bénéficie pas du succès qu’il mérite. Il est pourtant jouissif, un véritable coup de coeur. Lorsque sa fille est enlevée par un réseau criminel, et que la police ne bouge pas un orteil, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié est un journaliste tenace dont la femme a aussi disparu. Unis par le même désir de vengeances, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif.

Notre critique : “The Furious est une expérience. La puissance d’un uppercut dans un gant de cuir épais. Une preuve que faire de l’action et filmer de l’action sont deux choses différentes. À la sortie de la salle, on notait quelques défauts ; à l’heure d’écrire ces lignes, on ne se souvient d’aucun, parce que l’amour du bourre-pif n’a pas de prix et dans le genre, The Furious est inestimable”. 

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