Les accidents de la circulation sont aujourd’hui la première cause de mortalité chez les enfants et les jeunes adultes. Représentant plus d’un million de morts à travers le monde, ils surviennent toutes les 21 secondes en moyenne, ce qui en fait la 14e cause de mortalité sur la planète selon les chiffres de l’OMS.
S’ils paraissent malgré tout rares, au vu du niveau de trafic présent sur nos routes chaque jour, ils sont un véritable fléau moderne. Face à ce problème, qui devrait empirer dans les prochaines années, des chercheurs du MIT tentent de mettre au point une IA capable de prédire ces accidents et ainsi en éviter au maximum.
«Notre modèle est applicable à n’importe quelle ville même en l’absence de données historiques d’accidents » explique ainsi Amin Sadeghi, chercheur au Qatar Computing Research Institute (QCRI) et principal auteur de l’étude sur le sujet. Avec cette IA il serait possible d’éviter des accidents de la route, en proposant des itinéraires moins risqués afin de faire baisser le nombre de morts sur le bord des routes. Cette IA pourrait même être intégrée dans un avenir plus ou moins proche aux applications de navigation que l’on utilise tous les jours comme Waze, Google Maps ou Apple Plans.
Les chercheurs expliquent également que cette nouvelle IA pourrait être d’une grande aide concernant les aménagements routiers nécessaires. Elle pourrait être une source de conseil précieux en ce qui concerne les changements les plus sécuritaires à faire sur le bord des routes (réparation de la chaussée, création d’une nouvelle voie…). Elle pourrait même alerter sur un changement à faire d’urgence dans une zone où les accidents sont fréquents assurent les chercheurs.
Une solution avant les voitures autonomes ?
Cette IA se place dans un monde où les voitures sont toujours d’actualité dans 10 ou 15 ans, et que ces dernières ne sont pas devenues autonomes. En effet, une arrivée massive des voitures intelligentes devrait logiquement, du moins dans la théorie et avec une technologie au point, réduire drastiquement le nombre d’accidents sur les routes.
Mais les chercheurs du Massachusetts le savent, la transition vers les véhicules autonomes ne se fera pas en un jour, et plus important encore, leur arrivée ne signifiera malheureusement pas la fin des accidents.
Le texte complet de l’étude du MIT (en anglais) est à retrouver ici: